Près de 565 000 candidats sur les 620 000 ayant passé l’examen du BECE 2026 au Ghana remplissent les critères pour intégrer les lycées publics, selon les autorités. Pourtant, 55 000 élèves sont exclus en raison de notes insuffisantes en anglais ou en mathématiques, révélant des disparités dans les performances.
Un système de placement automatisé sous pression
Le coordinateur du CSSPS, Sherif Sulemana, a confirmé lors d’une intervention médiatique que 565 000 candidats sur les 620 000 inscrits ont obtenu les notes requises pour être placés dans les lycées publics ou techniques. Ce chiffre contraste avec les 55 000 élèves dont les résultats ne répondent pas aux exigences minimales, principalement en raison d’échecs dans les matières fondamentales. Le CSSPS, système informatisé de sélection et de placement, s’appuie sur ces critères pour organiser les affectations, qui débuteront prochainement.
Des performances scolaires très inégales
Les résultats du BECE 2026 révèlent une répartition contrastée des notes. Seuls 17 % des candidats, soit environ 107 000 élèves, ont obtenu des notes globales comprises entre 6 et 18 sur 60. Une minorité encore plus réduite, 35 % (252 000 élèves), a atteint des scores entre 6 et 24. Ces chiffres soulignent des écarts importants dans la maîtrise des matières clés, notamment l’anglais et les mathématiques, qui conditionnent l’accès aux lycées. Sherif Sulemana a précisé que les candidats ayant échoué dans l’une de ces deux disciplines sont automatiquement exclus du processus de placement.
Quelles conséquences pour les élèves exclus ?
Les 55 000 candidats non éligibles se retrouvent sans affectation automatique, ce qui pourrait les contraindre à opter pour des solutions alternatives : réorientation vers des filières techniques, rattrapage scolaire ou inscription dans des établissements privés. Les autorités n’ont pas encore détaillé les dispositifs d’accompagnement proposés à ces élèves, mais la question des inégalités éducatives est désormais au cœur des débats. Le CSSPS, déjà critiqué pour son manque de transparence dans le passé, devra justifier ses critères de sélection face à ces résultats mitigés.