Le 15 octobre 2026, la clinique mobile de l'Office National d'Assainissement et de Santé Rurale (ONASR) a permis de dépister plus de 330 femmes à la CMSS, dans le cadre de la campagne Octobre Rose qui combine dépistage du cancer du sein et du col de l'utérus avec des actions de sensibilisation.
Une première journée record de dépistage à la CMSS
Lors de cette première journée, plus de trois cent trente femmes ont bénéficié d’un examen clinique et de tests de dépistage. L’opération, organisée au Centre Médical de Santé et de Services (CMSS), a rassemblé un public majoritairement composé de femmes résidant dans les environs, désireuses d’accéder à un dépistage gratuit et de s’informer sur les facteurs de risque.
Le rôle stratégique de la clinique mobile de l'ONASR
La clinique mobile, déployée par l'ONASR, a été conçue pour franchir les obstacles géographiques et logistiques qui limitent l’accès aux services de santé dans de nombreuses zones du pays. En se déplaçant directement vers les structures de santé locales, elle assure une proximité indispensable pour les femmes qui, autrement, auraient du mal à se rendre dans des centres spécialisés. Cette approche mobile s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre les cancers féminins, en mettant l’accent sur la prévention et le dépistage précoce.
Octobre Rose : un levier de sensibilisation et de prévention
Octobre Rose, campagne annuelle de lutte contre le cancer du sein, a été élargie cette année pour inclure le dépistage du cancer du col de l’utérus, deux pathologies qui restent parmi les principales causes de mortalité féminine en Afrique. Au-delà du dépistage, la journée a permis de diffuser des messages de prévention, d’expliquer l’importance du suivi médical régulier et de répondre aux questions des participantes. Cette double action – dépistage et sensibilisation – vise à encourager les femmes à adopter des comportements de santé proactifs et à réduire les retards de diagnostic.
Perspectives et enjeux pour la santé publique malienne
Le succès de cette première journée, mesuré par le nombre de femmes dépistées, souligne la pertinence d’une approche mobile et communautaire. Les autorités sanitaires envisagent de reproduire ce modèle dans d’autres régions, afin d’amplifier la couverture du dépistage et de renforcer la lutte contre les cancers féminins. Le suivi des résultats de ces dépistages, ainsi que l’accès aux traitements pour les cas détectés, constituera le prochain défi à relever pour garantir que le dépistage se traduise en amélioration concrète de la santé des femmes maliennes.