Plus de 300 000 candidats pour seulement 76 000 places dans les lycées d'élite du Ghana : le ministre de l'Éducation expose le défi du CSSPS

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Plus de 300 000 candidats pour seulement 76 000 places dans les lycées d'élite du Ghana : le ministre de l'Éducation expose le défi du CSSPS

Le ministre ghanéen de l'Éducation, Haruna Iddrisu, a indiqué que plus de trois cent mille élèves ont sollicité les lycées de catégorie A, alors que le nombre de places disponibles ne dépasse pas les soixante‑seize mille. Cette disproportion met en lumière la pression exercée sur le système informatisé de sélection et de placement (CSSPS) et les inquiétudes des familles quant à l’accès à une éducation de qualité.

Une demande record pour les lycées de catégorie A

Selon les chiffres présentés lors de l’émission Newsfile de JoyNews, entre 313 000 et 328 000 candidats ont postulé aux écoles Category A, qui regroupent les établissements les plus recherchés du pays. Le nombre de places offertes dans ces lycées s’élève à seulement 76 000, créant un déséquilibre majeur entre l’offre et la demande.

Le taux de placement global et les places vacantes

Le CSSPS recense actuellement 604 000 élèves en cours de placement, dont 527 000 ont déjà été affectés, soit un taux de placement de 87 %. Malgré ce pourcentage élevé, environ 55 000 étudiants restent sans affectation, alimentant les préoccupations des parents et des élèves. Le ministre a souligné que des places vacantes existent encore dans le réseau des lycées, mais qu’elles ne correspondent pas toujours aux établissements privilégiés par les familles.

Nouvelle règle d’inscription : attendre les résultats officiels

Pour réduire le fossé entre les attentes des candidats et les places réellement disponibles, le gouvernement a introduit une modification du processus : les élèves ne peuvent désormais soumettre leurs choix de lycée qu’après la publication officielle de leurs résultats d’examen. Cette mesure vise à aligner les préférences des étudiants avec leurs performances académiques, tout en conservant la prise en compte des zones de rattachement et d’autres critères de répartition.

Implications pour les décideurs et les familles

Haruna Iddrisu a reconnu l’existence d’un problème structurel, mais a insisté sur le fait que le défi ne se limite pas à un simple « symptôme ». Il a appelé à des actions ciblées sur les causes profondes, notamment la répartition des places et la diversification de l’offre éducative. Pour les parents, la nouvelle règle implique une planification plus précise et une attente accrue, tandis que les autorités éducatives sont pressées de renforcer la capacité des établissements afin de répondre à la demande croissante.

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