Le 29 septembre 2026, une vaste mobilisation intersyndicale se déploie sur tout le territoire français. Plus de 170 rassemblements sont prévus pour pousser le gouvernement à revaloriser les salaires des fonctionnaires et à augmenter les crédits alloués aux services publics, alors que le point d’indice a été gelé début septembre.
Une mobilisation intersyndicale à l’échelle nationale
Des syndicats de la fonction publique, regroupés au sein d’une large intersyndicale, ont appelé à une journée de grève et de manifestation. Les revendications principales portent sur la revalorisation du traitement des agents et sur le financement des missions essentielles assurées par l’État. Les rassemblements, prévus dans plus de 170 villes, visent à créer une pression politique avant la présentation du projet de loi de finances.
Les pompiers, premiers acteurs de la protestation
Les sapeurs-pompiers, déjà présents dans les rues de Paris la veille, ont rejoint les cortèges syndicaux. Leur mobilisation met en avant le manque de moyens matériels et humains dont ils se plaignent depuis plusieurs mois. En intégrant le mouvement, ils soulignent que la question des effectifs et des équipements est indissociable de la problématique salariale.
Le gel du point d’indice : un déclencheur majeur
Le Premier ministre a annoncé, début septembre, le gel du point d’indice, la référence utilisée pour calculer les augmentations de salaire dans la fonction publique. Cette décision a été perçue comme un recul face aux exigences de pouvoir d’achat des agents, d’où l’intensification du mécontentement. Les syndicats estiment que le gel compromet la capacité du secteur public à attirer et retenir les talents.
Enjeux budgétaires avant le projet de loi de finances
La mobilisation intervient à un moment critique, alors que le gouvernement prépare le budget de l’année suivante. Les revendications portent non seulement sur les augmentations salariales, mais aussi sur une enveloppe budgétaire suffisante pour garantir la qualité des services publics. Les autorités devront concilier les exigences des agents avec les contraintes macroéconomiques et les priorités de dépenses publiques.