Le KwaZulu-Natal mène une campagne de vaccination d'une ampleur sans précédent contre la fièvre aphteuse. Plus de 1,7 million de bovins ont déjà été inoculés, et le département provincial de l'agriculture vise à immuniser 80% du cheptel local, soit 2,5 millions de têtes, pour endiguer une crise qui avait été déclarée catastrophe nationale plus tôt cette année.
Une campagne accélérée dans les districts les plus touchés
Les équipes vétérinaires opèrent actuellement dans les municipalités d'uMsinga et d'uMvoti, au sein du district d'Umzinyathi. En seulement six jours, plus de 70 000 nouveaux bovins ont été vaccinés, témoignant de l'accélération des opérations sur le terrain. Cette zone, principalement rurale, dépend fortement de l'agriculture et de l'élevage pour la subsistance des communautés locales.
Un objectif d'immunisation à 80% du cheptel
Le département provincial de l'agriculture et du développement rural a confirmé être en bonne voie pour atteindre son cible d'immuniser 80% des quelque 2,5 millions de bovins估计 dans la province. Ce seuil est considéré comme essentiel pour établir une barrière immunitaire efficace contre la propagation du virus de la fièvre aphteuse, maladie virale très contagieuse affectant les ongulés.
Soutien aux communautés rurales dépendantes du bétail
La MEC pour l'agriculture, Thembeni KaMadlopha-Mthethwa, a annoncé le déploiement de personnel supplémentaire et un renforcement de l'aide aux populations affectées. « J'ai lancé un appel aux éleveurs pour qu'ils tentent d'acquérir des aliments pour animaux, afin de prolonger la durée de vie du bétail », a-t-elle déclaré, soulignant que son département travaillera en coordination avec le dispositif « war room » et l'Operation Sukuma Sakhe pour identifier et répondre aux besoins les plus urgents des communautés agricoles.
Perspectives et enjeux résiduels
Si la campagne de vaccination se poursuit à ce rythme, les autorités espèrent contenir progressivement l'épizootie et restaurer l'accès aux marchés pour les producteurs locaux de la province. La situation reste toutefois à surveiller dans les zones les plus isolées, où l'acheminement des équipes vétérinaires et des doses reste un défi logistique.