Un drame maritime a fait au moins 139 victimes, dont de nombreux enfants, au large de Djibouti dans la nuit du jeudi au vendredi, relançant le débat sur la gestion des flux migratoires dans la Corne de l'Afrique.
Bilan humain du naufrage
Selon le rapport de l'ONU publié dimanche, l'embarcation qui transportait des migrants a sombré dans les eaux internationales près du littoral djiboutien. Le nombre de morts s'est accru après la découverte de corps supplémentaires, portant le total à 139 personnes. Des dizaines d'autres passagers restent portés disparus, les recherches étant toujours en cours. Parmi les victimes, plusieurs enfants ont été identifiés, soulignant la vulnérabilité des familles qui empruntent ces routes périlleuses.
Enquête de l'ONU et opérations de recherche
Les équipes de l'Organisation des Nations Unies ont coordonné les opérations de sauvetage et de récupération des corps, tout en lançant une enquête pour déterminer les causes exactes du naufrage. Les autorités djiboutiennes, en collaboration avec les garde-côtes et les organisations humanitaires, ont déployé des navires et des hélicoptères pour couvrir la zone où le bateau a disparu. Les investigations portent notamment sur la surcharge du bateau, l'état de la mer et la possible implication de réseaux de passeurs.
Réactions internationales et enjeux migratoires
Le drame a suscité une vive réaction au niveau international. Les organisations de défense des droits humains ont appelé à une meilleure protection des migrants et à la lutte contre les réseaux criminels qui profitent de la désespérance des populations. Le bilan humain renforce la pression sur les pays de la région, déjà confrontés à des flux migratoires massifs vers l'Europe et le Moyen‑Orient. Le cas de Djibouti illustre la nécessité d'une coopération régionale renforcée pour sécuriser les routes maritimes et offrir des alternatives sûres aux personnes en quête d'asile.
L'UE étend son soutien à la Libye pour freiner les départs
Dans le même temps, l'Union européenne a annoncé un financement de 25 millions d’euros destiné à la Libye orientale. Cette enveloppe vise à créer un centre de coordination de sauvetage maritime (MRCC) à Benghazi, dont l'objectif est d'intercepter les embarcations de migrants avant qu'elles n'atteignent les côtes européennes. Le dispositif s'inscrit dans la stratégie plus large de l'UE pour réduire les traversées irrégulières et limiter les pertes en vies humaines, tout en renforçant la coopération avec les autorités libyennes.