L'ancien président du Sénat nigérian, Pius Anyim, a récemment clarifié sa position sur les dynamiques électorales du pays, dédouanant le parti au pouvoir, l'APC, de la responsabilité des échecs passés du PDP concernant le zonage de la présidence vers le Sud-Est. Cette prise de parole souligne une réflexion stratégique sur la place de cette région dans l'échiquier politique national, marquée par la nécessité de dépasser les clivages partisans pour bâtir des coalitions durables.
La fin du mythe de l'isolement politique
Pour Pius Anyim, l'expérience politique démontre qu'aucun candidat issu du Sud-Est ne peut accéder à la magistrature suprême en s'appuyant uniquement sur sa base régionale. Selon lui, l'échec du PDP à instaurer un zonage favorable au Sud-Est lors des précédents cycles électoraux ne doit pas être imputé à l'opposition, mais plutôt analysé sous l'angle de la realpolitik. L'ancien sénateur insiste sur le fait que la conquête du pouvoir nécessite impérativement des alliances transversales avec les autres régions du pays.
Un changement de cap vers l'APC
Ce constat a motivé le ralliement de Pius Anyim au All Progressives Congress (APC) après une période de réflexion d'une année. Il justifie ce choix par la conviction que cette formation politique est désormais mieux à même de servir les intérêts à long terme du Sud-Est. En rejoignant les rangs de l'APC, il entend promouvoir une approche où la région cesse de poursuivre la présidence en vase clos pour s'inscrire dans une dynamique de réciprocité politique.
La perspective du zonage et de la rotation
Abordant la situation actuelle, Pius Anyim reconnaît la légitimité du président Bola Tinubu, issu du Sud-Ouest, à briguer un second mandat. Il réaffirme son attachement au principe de rotation du pouvoir, estimant que le cycle devra naturellement se poursuivre vers le Nord après le terme du mandat actuel. Pour l'ancien président du Sénat, cette séquence temporelle impose au Sud-Est une stratégie de patience et de construction relationnelle : soutenir les autres régions aujourd'hui pour garantir un soutien mutuel lors des échéances futures.