Le cabinet Phillips Consulting a publié une version révisée de son indice de performance des États nigérians (pSPI) pour l'année 2026. Cette mise à jour intègre les comptes audités de l'exercice 2025, offrant ainsi une lecture plus actuelle et méthodologiquement robuste de la gestion des entités fédérées du pays.
Une méthodologie affinée pour une lecture plus juste
La révision majeure de cet indice repose sur une distinction plus nette entre la performance ponctuelle et la trajectoire de développement. Auparavant basé sur un score unique, le modèle se décompose désormais en deux indicateurs distincts : un « instantané de performance » pour évaluer la situation actuelle, et une « trajectoire de classement » pour mesurer l'évolution sur les trois dernières éditions. Ce changement permet d'éviter les biais liés aux variations d'échelles de notation entre les années, offrant une base de comparaison plus cohérente pour les décideurs et les investisseurs.
Intégration des données fiscales et transparence
L'actualisation des données financières, passant de l'exercice 2024 à 2025, permet une évaluation plus réaliste de la viabilité de la dette. Le cabinet a introduit une double mesure pour l'endettement, croisant la dette par habitant avec le ratio dette-revenus des États. Parallèlement, l'indice renforce ses critères de transparence : la date de publication des comptes audités par rapport aux délais légaux devient un facteur déterminant. Désormais, les États ne présentant pas de documents conformes ne sont plus notés par défaut à zéro, évitant ainsi de confondre une absence de données avec une contre-performance réelle.
Vers un nouveau cycle de publication
Pour garantir la pertinence de ses futurs rapports, Phillips Consulting a instauré un nouveau calendrier de publication. L'indice sera désormais diffusé après le 31 juillet de chaque année, une période choisie pour s'aligner sur la disponibilité effective des comptes audités de l'exercice précédent. Cette discipline institutionnelle vise à fournir aux acteurs publics et privés un socle d'informations factuelles plus stable, facilitant ainsi une prise de décision éclairée sur les dynamiques de développement au niveau infranational au Nigeria.