Le tribunal de Polokwane a ajouté sept chefs d’inculpation à l’encontre de Philimon Moloto, entrepreneur connu sous le nom de « Mr Moloto », portant le total à neuf accusations, dont tentative de meurtre, incendie criminel et violation de domicile. Les faits, survenus à Seshego, soulèvent d’importantes questions de sécurité publique et de responsabilité juridique pour un acteur majeur de la lutte anti‑drogue en Limpopo.
Nouvelles accusations portées contre Moloto
Initialement poursuivi pour deux faits de dégradation volontaire de biens, le procureur a élargi le dossier en ajoutant sept chefs supplémentaires. Moloto fait désormais face à cinq chefs de tentative de meurtre, à un chef d’incendie criminel et à un chef de violation de domicile. Cette escalade judiciaire reflète la gravité des accusations et la volonté des autorités de déterminer la compétence juridictionnelle appropriée.
Les faits reprochés : incendie et tentative de meurtre
Selon le ministère public, Moloto se serait introduit illégalement sur la propriété de son ancienne associée à Seshego et aurait incendié son véhicule. Le feu se serait propagé à une maison voisine où plusieurs occupants dormaient, mettant en danger des vies et justifiant les chefs de tentative de meurtre. Aucun blessé grave n’a été signalé, mais l’incident a déclenché une enquête approfondie sur les motivations et les circonstances de l’acte.
Le processus judiciaire et la prochaine audience
Le magistrat Rodgers Machovani a reporté l’affaire au 30 octobre 2026, en attendant une directive du Directeur des poursuites publiques (DPP) quant à la juridiction compétente. Moloto reste en liberté sous caution et doit se présenter à nouveau devant le tribunal à cette date. Cette suspension vise à garantir que le dossier soit jugé dans le cadre légal adéquat, conformément aux accords entre la défense et l’État.
Le rôle du centre de réhabilitation dans le débat public
En dehors de ces accusations, Moloto dirige le centre « Limpopo Anti‑Drugs, Gangsterism and Crime », qui accueille de jeunes adultes en lutte contre la toxicomanie et diffuse leurs parcours de rétablissement en ligne. Sa visibilité sur les réseaux sociaux, sous le pseudonyme « Mr Moloto », a fait de lui une figure influente dans la lutte contre les drogues. Les accusations pénales soulèvent ainsi des interrogations sur l’impact de ces allégations sur la crédibilité du centre et sur les politiques de prévention de la toxicomanie dans la région.