L'ancien gouverneur de l'État d'Anambra, Peter Obi, a formellement contesté les allégations du gouvernement actuel concernant la gestion financière de son administration. Il exige la preuve de dettes impayées, de salaires ou de pensions en souffrance, menaçant de suspendre sa campagne politique si ces accusations étaient avérées.
Une gestion financière sous haute tension
Au cœur du différend se trouve la question de la transmission des dossiers financiers lors de la fin du mandat de Peter Obi. Le gouvernement actuel de l'État d'Anambra soutient que l'administration précédente a laissé derrière elle des passifs, notamment un prêt écologique de 2 milliards de nairas. De son côté, M. Obi rejette catégoriquement ces affirmations, soulignant avoir apuré, durant son exercice, plus de 35 milliards de nairas d'arriérés de gratifications et de dettes historiques.
Le dossier du fonds écologique
Concernant spécifiquement le prêt de 2 milliards de nairas, l'ancien gouverneur apporte une précision technique majeure. Il explique que cette somme, destinée à la lutte contre l'érosion à Oko/Umuchiana, a été débloquée seulement trois mois avant son départ. Il affirme avoir délibérément choisi de ne pas engager ces fonds, les laissant intacts pour son successeur afin qu'ils soient exclusivement alloués au projet spécifique pour lequel ils avaient été octroyés.
L'héritage financier revendiqué
Au-delà de la question des dettes, Peter Obi dresse un bilan positif de sa gestion, assurant qu'aucun salaire ni pension n'était en souffrance au moment de la passation de pouvoir. Il soutient également que tous les entrepreneurs ayant exécuté des travaux certifiés avaient été intégralement rémunérés. Selon ses déclarations, son administration aurait laissé un solde positif de plus de 75 milliards de nairas dans les caisses de l'État, une somme qu'il présente comme une épargne constituée durant son mandat.
Un enjeu de crédibilité politique
Cette joute verbale dépasse le cadre de la simple comptabilité publique pour s'inscrire dans une dynamique électorale nationale. En conditionnant la poursuite de sa campagne à la preuve de ces dettes, Peter Obi cherche à protéger son bilan de gestionnaire, un argument central de son positionnement politique actuel. Il appartient désormais aux autorités de l'État d'Anambra de fournir des éléments tangibles pour étayer leurs accusations ou de clore ce débat sur la gestion des finances publiques locales.