Le candidat à l'élection présidentielle de 2027, Peter Obi, se trouve dans une position délicate après avoir affirmé que le gouvernement nigérian orchestrait des manœuvres pour entraver ses activités professionnelles et menacer sa sécurité personnelle. Malgré des demandes répétées de clarification, l'ancien gouverneur de l'État d'Anambra n'a fourni aucun élément probant pour étayer ces accusations graves portées contre l'administration du président Bola Tinubu.
Contestation des incidents aéroportuaires
Au cœur de la controverse figure un incident survenu dans un aéroport, où M. Obi affirmait que son véhicule avait été délibérément immobilisé par les autorités. Cette version a été formellement démentie par le ministre de l'Aviation, Festus Keyamo. En s'appuyant sur des enregistrements de vidéosurveillance, le ministre a démontré que le véhicule était resté stationné sans surveillance dans une zone de dépôt-minute, en violation flagrante des règlements aéroportuaires. En conséquence, les autorités ont exigé le paiement d'une amende de 25 000 nairas et réclamé des excuses publiques de la part de l'homme politique.
Absence de preuves sur le harcèlement économique
Lors d'une interview accordée en juillet, M. Obi avait soutenu que chaque aspect de ses activités professionnelles faisait l'objet d'une obstruction délibérée de la part de l'exécutif. Face à ces déclarations, des sollicitations formelles ont été adressées à son équipe de communication pour obtenir des détails précis sur la nature des entreprises visées, les dates des faits allégués et les preuves documentaires de ces entraves. Après plusieurs semaines de relances restées sans réponse, tant de la part de M. Obi que de son porte-parole, aucune information concrète n'a été produite pour justifier ces allégations de persécution politique.
Réaction de l'exécutif
De son côté, la présidence nigériane, par la voix de Bayo Onanuga, conseiller spécial chargé de l'information et de la stratégie, a balayé ces accusations. Le gouvernement qualifie ces sorties médiatiques de « trompeuses » et dénuées de fondement. Ce silence prolongé de l'opposant, alors qu'il lui était offert l'opportunité de documenter ses griefs, soulève des interrogations sur la crédibilité de ses déclarations dans un climat politique nigérian marqué par une forte polarisation à l'approche des prochaines échéances électorales.