L'ancien gouverneur de l'État d'Anambra, Peter Obi, a formellement démenti les allégations selon lesquelles son administration aurait laissé des arriérés de dettes à son successeur lors de son départ en 2014. Cette mise au point intervient alors que l'actuel exécutif local affirme que des prélèvements sur les allocations fédérales servent encore à rembourser des emprunts contractés sous les mandats précédents.
Démenti sur la gestion des passifs financiers
Peter Obi, qui a dirigé l'État d'Anambra entre 2006 et 2014, rejette catégoriquement les accusations portées par le commissaire aux finances de l'État, Izuchukwu Okafor. Selon l'ancien gouverneur, aucune dette liée aux salaires, aux pensions, aux gratifications ou aux paiements dus aux entrepreneurs n'était en souffrance au moment de la passation de pouvoir. Il a invité les autorités actuelles à consulter les registres bancaires pour vérifier l'état des comptes à la fin de son mandat, affirmant qu'il n'a laissé aucun engagement financier non honoré.
Le dossier du fonds écologique
Au-delà des dettes, Peter Obi a apporté des précisions sur un fonds écologique de 2,1 milliards de nairas, déposé sur un compte spécifique au sein de la First Bank. Ce montant, alloué par le gouvernement fédéral pour des projets de lutte contre l'érosion, n'avait pas été dépensé avant son départ. L'ancien gouverneur a souligné avoir refusé les pressions de son entourage visant à épuiser ces ressources avant la fin de son mandat, arguant que la continuité de l'État devait primer sur les intérêts politiques immédiats.
Positionnement sur les dynamiques électorales de 2027
Interrogé sur le soutien politique croissant des gouverneurs en exercice envers le président Bola Tinubu en vue de l'élection de 2027, Peter Obi a rappelé que chaque responsable politique est libre de ses choix. Il a notamment cité le cas du gouverneur actuel de l'Anambra, Chukwuma Soludo. Toutefois, le candidat du Nigeria Democratic Congress (NDC) a insisté sur un enjeu démocratique majeur : la nécessité de garantir un scrutin libre, juste et crédible. Pour lui, l'issue du vote doit reposer sur la volonté des citoyens nigérians et non sur les manœuvres des gouverneurs, soulignant que la légitimité électorale ne devrait pas être déterminée par des structures de pouvoir locales.