À l'approche de l'échéance électorale de 2027, le candidat du Nigeria Democratic Congress (NDC), Peter Obi, a vivement critiqué la gestion actuelle du pays par le président Bola Tinubu. Lors d'un rassemblement à Abakaliki, dans l'État d'Ebonyi, il a appelé à un changement de leadership, tout en exhortant l'électorat à privilégier les compétences sur les appartenances ethniques.
Critique du bilan et de l'énergie présidentielle
Peter Obi a remis en question la capacité physique et politique de l'actuel chef de l'État à diriger le Nigeria. Il a notamment interpellé Bola Tinubu sur l'utilisation des fonds empruntés par le gouvernement fédéral au cours des trois dernières années. L'ancien gouverneur de l'État d'Anambra a déploré les fréquents déplacements du président à l'étranger, estimant qu'il devrait davantage se consacrer à rendre compte de sa gestion aux citoyens nigérians sur le territoire national.
Un appel à dépasser les clivages ethniques
Lors de cette rencontre, Peter Obi a insisté sur la nécessité d'une unité nationale, particulièrement dans la région du Sud-Est. Il a explicitement demandé à ses partisans de ne pas fonder leur vote sur des considérations identitaires ou ethniques. Selon lui, le soutien des électeurs doit reposer exclusivement sur la qualification des candidats et leur capacité démontrée à apporter une gouvernance efficace, tout en promettant de respecter le principe du « caractère fédéral » dans les futures nominations publiques.
Priorités pour une réforme structurelle
En cas de victoire en 2027, Peter Obi a annoncé son intention de déclarer l'état d'urgence dans plusieurs secteurs stratégiques. Son programme met l'accent sur la sécurité, avec une promesse de lutte déterminée contre les enlèvements, notamment en milieu scolaire. Il prévoit également des réformes majeures dans l'éducation pour réduire le nombre d'enfants déscolarisés, dans la santé par la création de centres fonctionnels dans chaque circonscription, et dans l'agriculture pour stimuler la production locale et l'exportation. Enfin, il a réitéré son engagement à mener une lutte intransigeante contre la corruption, affirmant que l'usage des deniers publics doit être strictement orienté vers le bien commun.