Seuls sept médecins sur une vingtaine affectés à la région de Bono ont signalé leur présence, exposant une pénurie qui compromet la prise en charge médicale des habitants. Le ministre adjoint de la Santé, Prof. Dr Grace Ayensu‑Danquah, a souligné lors d’une visite officielle que le manque de logements adéquats et le financement limité sont au cœur du problème.
Un effectif médical largement en dessous des besoins
Lors d’une réunion avec le Conseil de Coordination Régional (RCC) de Bono, la vice‑ministre a présenté le constat alarmant : sur les vingt médecins officiellement affectés à la région, seulement sept se sont présentés pour exercer. Cette proportion, inférieure à 35 %, laisse les établissements de santé locaux sous‑dotés et augmente la charge de travail des équipes en place, avec des répercussions directes sur la qualité et la rapidité des soins.
Logement et conditions de travail, obstacles à la rétention
Prof. Dr Ayensu‑Danquah a identifié l’insuffisance d’infrastructures d’hébergement comme l’un des principaux freins à la mobilisation et à la rétention du personnel médical. Sans logements décents à proximité des hôpitaux, les médecins sont découragés de s’installer durablement dans la région. Le manque de ressources financières pour améliorer ces conditions aggrave la situation, créant un cercle vicieux où la pénurie de personnel rend difficile l’investissement dans les infrastructures, qui à son tour décourage davantage de professionnels.
Appel à l’action du gouvernement et du conseil régional
Le ministre adjoint a sollicité le RCC pour mobiliser des fonds, des ressources matérielles et d’autres interventions visant à renforcer le système de santé de Bono. Elle a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les autorités sanitaires et le conseil afin de concevoir des solutions concrètes, notamment la construction de logements pour le personnel et le financement de projets de santé. Le ministre régional, Joseph Addae Akwaboa, a réaffirmé l’engagement du RCC à soutenir le secteur, promettant d’œuvrer avec les instances compétentes dans la mesure de ses capacités pour pallier les difficultés rencontrées.