À fin juin 2026, la pêche côtière et artisanale marocaine a enregistré une commercialisation de produits d’une valeur estimée à près de 5 milliards de dirhams, marquant une progression de 2 % par rapport à la même période un an plus tôt. Cette hausse contraste avec un recul en volume, où le poids total des débarquements s’est établi à 367 184 tonnes, soit une baisse de 6 % sur un an.
Les données, publiées par l’Office national des pêches (ONP), révèlent des disparités marquées selon les espèces. Les débarquements de coquillages, de poissons blancs et d’algues ont fortement diminué, avec des reculs respectifs de 86 %, 30 % et 8 %. Les poissons pélagiques, catégorie dominante, ont également enregistré un repli de 4 %. À l’inverse, les céphalopodes et les crustacés ont vu leurs volumes augmenter, respectivement de 11 % et 4 %.
Cette dynamique varie selon les zones géographiques. Les ports méditerranéens ont connu une hausse de 7 % en volume, mais une baisse de 10 % en valeur, avec 9 107 tonnes débarquées pour un total de 354,5 millions de dirhams. Sur la façade atlantique, en revanche, le volume a reculé de 7 %, tandis que la valeur a progressé de 3 %, atteignant environ 4,56 milliards de dirhams.
La pêche côtière et artisanale joue un rôle clé dans l’économie maritime marocaine, tant sur le plan de l’emploi que des exportations. Elle représente une part significative des ressources halieutiques du pays, tout en étant soumise à des fluctuations saisonnières et à des pressions environnementales. Les variations observées reflètent à la fois les dynamiques du marché, les conditions climatiques et les politiques de gestion des stocks.
Les autorités marocaines, via l’ONP, continuent de suivre ces indicateurs pour adapter les stratégies de développement du secteur. Les prochains rapports permettront d’évaluer l’impact des mesures en place et d’anticiper les tendances à moyen terme.