Paul Afoko conteste la fiabilité des sondages à l'approche de l'élection à la présidence du NPP

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Paul Afoko conteste la fiabilité des sondages à l'approche de l'élection à la présidence du NPP

À l'approche du scrutin interne du New Patriotic Party (NPP), le candidat à la présidence Paul Afoko a publiquement récusé la pertinence des enquêtes d'opinion actuelles. Alors que les chiffres placent ses concurrents en tête des intentions de vote, M. Afoko affirme que seule l'urne du 3 octobre à Kumasi déterminera l'issue réelle de la compétition.

Une défiance affichée face aux données de Global InfoAnalytics

La position de Paul Afoko intervient dans un climat de tension électorale, marqué par la publication d'une étude réalisée le 20 août 2026 par Global InfoAnalytics. Ce sondage place l'ancien secrétaire général du parti, John Boadu, en tête avec 27 % des intentions de vote, suivi par l'ancien ministre de l'Énergie, Boakye Agyarko, crédité de 15 %. Paul Afoko, quant à lui, recueille 10 % dans cette même enquête, un chiffre qu'il refuse de considérer comme un indicateur fiable de sa dynamique de campagne.

La stratégie de terrain contre l'analyse statistique

En marge d'une cérémonie religieuse organisée pour les nouveaux cadres de la région d'Ashanti, le candidat a réaffirmé sa confiance dans ses échanges directs avec les délégués. Selon lui, les sondages ne sont que des spéculations incapables de sonder les intentions réelles des votants. Il soutient que sa campagne gagne du terrain sur le terrain, là où les interactions avec les membres du parti lui permettent de mesurer un soutien qu'il juge plus solide que ce que suggèrent les projections médiatiques.

L'échéance du 3 octobre comme juge de paix

Pour Paul Afoko, le processus électoral du 3 octobre à Kumasi constitue l'unique baromètre légitime. En minimisant l'impact des enquêtes d'opinion, le candidat cherche à maintenir la mobilisation de ses partisans et à éviter tout effet de démobilisation lié à des résultats défavorables dans les médias. Cette posture souligne la difficulté pour les instituts de sondage de capter les dynamiques internes au sein des formations politiques ghanéennes, où le vote des délégués reste, selon les candidats, imprévisible jusqu'au jour du scrutin.

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