Patrick Vieira a officiellement pris ses fonctions de sélectionneur de l'équipe nationale de football du Sénégal, succédant à Pape Thiaw. Cette nomination marque une nouvelle étape dans l'histoire des Lions, dont il devient le 31e technicien à occuper le poste depuis les débuts de la sélection en 1961.
Un profil d'expérience pour le banc sénégalais
Le nouveau sélectionneur arrive avec un bagage conséquent acquis sur les bancs européens et nord-américains. Avant de rejoindre la tanière, Patrick Vieira a dirigé 328 rencontres en club, affichant un bilan global de 120 victoires pour 120 défaites et 88 matchs nuls. Son parcours est notamment marqué par un succès notable au New York City FC, où il a remporté le titre de MLS en 2021, ainsi qu'un passage à l'OGC Nice, où il a enregistré un taux de victoire de près de 40 % sur 89 matchs dirigés.
Une tradition de diversité technique
L'arrivée de Vieira s'inscrit dans une tradition de mixité sur le banc sénégalais. Sur les 31 sélectionneurs ayant dirigé l'équipe, 20 sont de nationalité sénégalaise, tandis que 11 sont issus de pays étrangers. La France demeure le principal pourvoyeur de techniciens étrangers avec six représentants, incluant des figures comme Bruno Metsu, Claude Le Roy ou encore Alain Giresse. L'Allemagne, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie ont également contribué à cette diversité, illustrant une histoire où les profils ont varié au gré des époques et des besoins de la sélection.
Repères historiques et longévité
L'histoire des Lions est jalonnée de configurations variées, allant de mandats classiques à des directions collégiales, comme le duo formé par Jules François Bocandé et Boubacar Sarr « Locotte » entre 1993 et 1995. Si la longévité a été très variable, Aliou Cissé détient le record absolu de stabilité, ayant dirigé l'équipe sans interruption pendant plus de neuf ans, de mars 2015 à octobre 2024. D'autres figures, telles que Mawade Wade et Pape Diop, se distinguent par le nombre de leurs passages successifs à la tête de l'équipe, témoignant de la complexité de la gestion du banc national depuis le premier match international disputé en novembre 1961.