Patricia Appiagyei, députée de l'Asokwa et vice‑présidente de la minorité au Parlement ghanéen, a fermement rejeté l'authenticité d'un mémo diffusé en ligne, lequel l'accusait d'avoir perçu et restitué 70 000 GH₵ lors du processus de validation des candidats ministériels et de la Cour suprême. Le document, jugé totalement fabriqué, a déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire par le Bureau du Procureur spécial (OSP).
Déni formel du mémo et des accusations de paiement
Dans une déclaration publiée le 4 septembre, Mme Appiagyei a affirmé n'avoir ni rédigé, ni autorisé la diffusion du mémo, et a catégoriquement nié avoir reçu la somme de 70 000 GH₵ ou tout autre versement lié aux auditions des candidats. Elle a souligné qu'elle a exercé ses fonctions au sein du Comité des nominations avec intégrité, et qu'en l'absence de paiement, aucune restitution n'était possible.
Réactions au sein du caucus minoritaire
Le mémo, daté du 2 septembre 2026 et adressé au chef de la minorité Frank Annoh‑Dompreh, prétendait que l'argent provenait d'une avance du chef de la majorité. Le second vice‑chef de la minorité, Jerry Ahmed Shaib, a indiqué que le caucus n'avait aucune connaissance du document et que Mme Appiagyei était « très contrariée » face à ces allégations, qu'elle ne comprend pas.
Lancement d’une enquête préliminaire par le Bureau du Procureur spécial
L'OSP a annoncé le démarrage d'une enquête préliminaire afin de protéger la crédibilité du processus de validation. Les autorités ont invité Mme Appiagyei à collaborer aux investigations, soulignant que le mémo soulève des questions sur l'origine supposée des fonds et sur un éventuel chantage à l'encontre des candidats. La députée a indiqué qu'elle consulte des avocats pour déterminer les suites juridiques appropriées une fois l'auteur du faux document identifié.
Implications politiques et position du NPP
Parallèlement à la controverse, Mme Appiagyei a réaffirmé l'unité du caucus du Nouveau Parti patriotique (NPP) autour de son porte‑drapeau, le Dr Mahamudu Bawumia. Le rejet du mémo et l'enquête en cours pourraient toutefois alimenter le débat public sur la transparence et la lutte contre la corruption au sein du parlement ghanéen, un enjeu crucial pour la confiance des électeurs dans les institutions démocratiques.