Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a annoncé le 23 octobre 2026 son refus d’adopter le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 tel qu’il a été présenté. Après deux journées de débats au sein de la Commission des finances et du contrôle budgétaire, les députés ont formulé cinq exigences, dont certaines portent sur la protection de secteurs clés.
Une décision prise en commission des finances
Les travaux de la commission, qui ont duré deux jours, ont permis aux membres du groupe PASTEF d’exprimer leurs réserves quant aux dispositions du budget rectificatif. Le rejet en l’état reflète une volonté de peser sur le texte avant son adoption en séance plénière.
Cinq exigences formulées par PASTEF
Le groupe a présenté cinq conditions précises que le gouvernement doit satisfaire pour que le PLFR 2026 soit accepté. Parmi ces exigences, plusieurs visent à garantir la protection de certains intérêts nationaux, bien que le texte source ne détaille pas les domaines concernés. Cette posture indique une exigence de transparence et de prise en compte des priorités de l’opposition.
Implications politiques pour le gouvernement sénégalais
Le refus de PASTEF complique la procédure d’adoption du budget rectificatif, qui doit être voté avant la clôture de l’exercice fiscal. Le gouvernement devra donc négocier avec le groupe parlementaire pour lever les objections ou envisager des amendements. Cette dynamique pourrait retarder la mise en œuvre de mesures budgétaires prévues pour 2026 et influencer le débat public sur la gestion des finances publiques.
Réactions attendues au sein de l’Assemblée nationale
Les autres formations parlementaires sont susceptibles de réagir aux exigences de PASTEF, soit en les soutenant, soit en les critiquant comme un frein à la bonne marche du budget. Le débat qui s’annonce pourrait mettre en lumière les divergences entre le pouvoir exécutif et les forces d’opposition quant aux priorités de dépenses et aux mécanismes de contrôle budgétaire.