Le Bureau politique de PASTEF-Les Patriotes a réaffirmé son appui à son groupe parlementaire suite au rejet, le 3 novembre 2026, du projet de loi de finances rectificative pour 2026, qu’il juge déconnecté des besoins urgents du pays.
Rejet du texte budgétaire par l’Assemblée nationale
Le vote du 3 novembre a abouti à un rejet net du projet de loi de finances rectificative 2026. Cette décision reflète les divergences entre le gouvernement et une partie de l’opposition quant à la capacité du texte à répondre aux priorités sociales et économiques. Le rejet implique la nécessité de reprendre les négociations budgétaires avant la clôture de l’exercice fiscal.
Position du Bureau politique de PASTEF
Dans un communiqué relayé par les médias locaux, le Bureau politique de PASTEF a exprimé son soutien inconditionnel à ses députés, tout en critiquant le projet de loi comme « déconnecté des urgences ». Le parti souligne que les mesures proposées ne ciblent pas les secteurs les plus fragiles, notamment l’emploi, la santé et l’éducation, et qu’elles ne permettent pas de compenser les effets de la conjoncture économique actuelle.
Tensions avec le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô
Le 25 octobre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô avait demandé aux députés de PASTEF de formaliser leurs amendements par écrit, les accusant d’obstruction. Cette requête, perçue comme une mise sous pression, a intensifié le climat de confrontation entre le parti d’opposition et le pouvoir exécutif. PASTEF a toutefois maintenu que ses propositions, même si elles sont présentées sous forme d’amendements, visent à corriger les lacunes du texte initial.
Enjeux pour le débat budgétaire à venir
Le rejet du texte ouvre la porte à de nouvelles discussions au sein de l’Assemblée. Les députés de PASTEF, soutenus par leur Bureau politique, sont attendus pour déposer des amendements détaillés, ce qui pourrait rallonger le calendrier législatif. Le gouvernement devra alors réévaluer ses priorités budgétaires afin d’intégrer les exigences de l’opposition et d’assurer la cohérence du cadre financier avec les besoins urgents du pays.