Partenariat Banque mondiale-Maroc : une feuille de route décennale pour l'emploi et les réformes

Par Rédaction KUMBA 4 min de lecture 46 lectures
Partenariat Banque mondiale-Maroc : une feuille de route décennale pour l'emploi et les réformes

Le Groupe de la Banque mondiale a présenté un nouveau Cadre de partenariat-pays (CPF) couvrant la période 2026-2036 avec le Maroc, marquant une étape majeure dans les relations entre les deux parties. Cette feuille de route décennale vise à accompagner le Royaume dans sa transition vers un modèle économique davantage axé sur le secteur privé, avec pour objectif central la création d’emplois de qualité, notamment pour les jeunes et les femmes, tout en renforçant la compétitivité, l’inclusion sociale et la résilience face aux défis climatiques.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le Maroc dans le cadre du Nouveau modèle de développement, qui vise à transformer durablement l’économie nationale d’ici 2035. Selon le texte source, plus de six décennies de coopération ont permis d’accompagner le Maroc dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’agriculture, l’éducation, la santé, la protection sociale, la gestion de l’eau ou encore la gouvernance publique. Cette collaboration a contribué, selon l’institution, à renforcer les institutions marocaines et à soutenir plusieurs étapes clés du développement économique du pays.

Le nouveau programme repose sur trois axes prioritaires, tous orientés vers une croissance plus inclusive et génératrice d’emplois. Le premier pilier vise à renforcer la compétitivité du secteur privé en améliorant le climat des affaires, simplifiant les procédures administratives et réduisant les contraintes réglementaires. Une attention particulière sera portée au développement des PME, à leur accès au financement, à l’entrepreneuriat, à l’innovation ainsi qu’à la mobilisation des investissements privés, nationaux et étrangers.

Le deuxième axe concerne le développement des territoires et des villes, avec pour objectif de réduire les disparités régionales. Il prévoit l’amélioration des infrastructures de transport, la connectivité, l’accès aux services publics, à l’eau, à l’assainissement et aux équipements essentiels. Le programme inclut également un accompagnement des collectivités territoriales pour favoriser un développement urbain plus durable et une meilleure intégration économique des zones rurales.

Le troisième pilier est consacré au renforcement du capital humain. Il prévoit un soutien aux réformes de l’éducation pour améliorer la qualité des apprentissages et adapter les formations aux besoins du marché du travail. Le partenariat entend également poursuivre l’appui à la généralisation de la couverture sanitaire universelle, à la réforme du système de santé ainsi qu’à l’extension de la protection sociale, considérés comme des leviers essentiels pour réduire les inégalités et améliorer la productivité.

Au-delà de ces trois axes, la création d’emplois constitue le fil conducteur de l’ensemble du cadre de partenariat. Toutes les interventions de la Banque mondiale devront contribuer, directement ou indirectement, à augmenter les opportunités d’emploi, en particulier pour les jeunes diplômés, les femmes et les populations vivant dans les territoires les moins favorisés.

Le programme intègre plusieurs priorités transversales, notamment l’adaptation au changement climatique, la gestion durable des ressources naturelles, la transition énergétique, la digitalisation des services publics, le développement de l’économie numérique ainsi que le renforcement de la gouvernance et de l’efficacité des institutions. Les résultats seront évalués à travers des indicateurs précis portant sur le nombre d’emplois créés, les investissements privés mobilisés, l’amélioration de l’accès aux soins de santé, les progrès dans le système éducatif ainsi que le renforcement de la résilience des populations face aux risques climatiques.

Pour atteindre ces objectifs, le Groupe de la Banque mondiale mobilisera l’ensemble de ses instruments. La Banque mondiale (BIRD) continuera de financer les réformes publiques et d’apporter son expertise technique aux autorités marocaines. La Société financière internationale (IFC) accentuera son soutien au secteur privé en mobilisant davantage de financements pour les entreprises, les infrastructures et les projets créateurs d’emplois. Enfin, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) utilisera ses mécanismes de garantie pour réduire les risques liés aux investissements privés et encourager l’engagement d’investisseurs internationaux au Maroc.

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