Des parlementaires et militantes pour l’égalité de genre venues de toute l’Afrique de l’Ouest ont appelé à un renforcement de l’action régionale contre les violences faites aux femmes et aux filles. L’accent est mis sur l’amélioration des législations, une meilleure application des lois et une collaboration transfrontalière accrue.
Un cadre de dialogue régional
Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la Conférence des pairs des parlementaires femmes d’Afrique de l’Ouest, organisée à Accra. L’événement vise à analyser les bonnes pratiques et les défis rencontrés dans la lutte contre les violences de genre à l’échelle sous-régionale. Les participantes échangent sur les stratégies les plus efficaces pour faire évoluer les cadres juridiques et politiques.
Selon le texte source, la rencontre a été organisée par le Forum des femmes en politique, avec le soutien du bureau régional de l’ONU Femmes et un financement de l’Union européenne. Elle rassemble des parlementaires, des organisations de la société civile et d’autres acteurs clés de la région.
Vers une stratégie commune
L’approche par revue par les pairs permet aux participantes d’identifier les interventions législatives et politiques ayant porté leurs fruits dans certains pays, tout en analysant les raisons de l’échec d’autres initiatives. L’objectif est de dégager des pistes concrètes pour une action collective.
Les discussions doivent aboutir à un communiqué final présentant des engagements et recommandations clés, qui sera transmis aux gouvernements de la région. Ce document vise à envoyer un signal fort sur l’unité des parlementaires et des parties prenantes dans la demande d’une meilleure protection des femmes et des filles.
Renforcer les capacités et l’influence législative
Malgré des années de plaidoyer, les violences faites aux femmes et aux filles restent répandues en Afrique de l’Ouest. L’une des principales difficultés identifiées réside dans la faiblesse de la mise en œuvre des lois existantes. Le texte source souligne la nécessité d’une volonté politique renforcée et d’une action collective pour réduire significativement ces violences.
Les déléguées explorent également des mécanismes pour aider les pays disposant déjà de lois à améliorer leur application, tout en soutenant ceux qui n’ont pas encore adopté de cadres juridiques adaptés. Par ailleurs, la conférence met l’accent sur le renforcement de l’influence législative des femmes parlementaires, notamment dans les pays où leur représentation reste faible.
Les participantes sont formées à la rédaction et au parrainage de projets de loi, à la constitution d’alliances et au travail transpartisan pour obtenir un soutien parlementaire aux législations en faveur de l’égalité de genre. Étant donné le nombre limité de femmes dans de nombreux parlements nationaux, la collaboration avec les collègues masculins est présentée comme essentielle.
Budget sensible au genre et coopération régionale
Un autre axe de travail porte sur le budget sensible au genre. Les participantes insistent sur la nécessité pour les gouvernements d’intégrer les besoins et priorités des femmes et des filles dans l’allocation des ressources publiques. Cette approche permet aux parlementaires d’évaluer l’impact des dépenses publiques sur les femmes et de veiller à une répartition plus équitable des fonds.
La conférence est perçue comme une opportunité majeure pour renforcer les capacités des femmes parlementaires et consolider la coopération régionale en matière d’égalité de genre et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.