Le président français Emmanuel Macron a convoqué à Paris le président libanais Joseph Aoun et le roi Abdallah II de Jordanie pour coordonner un soutien international stratégique. Cette initiative vise à structurer le déploiement des Forces armées libanaises sur l'ensemble du territoire, condition sine qua non pour amorcer le désarmement du Hezbollah et le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban.
Une feuille de route opérationnelle pour l'armée libanaise
L'Élysée a réuni des hauts responsables militaires issus de plusieurs nations partenaires, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite, afin d'examiner un plan de déploiement jugé « crédible et réaliste ». L'enjeu est de transformer cet engagement en un soutien concret, incluant des aides financières, des équipements militaires et des programmes de formation. Actuellement, l'armée libanaise fait face à des difficultés structurelles majeures, marquées par un sous-équipement chronique et des contraintes budgétaires qui limitent sa capacité à sécuriser les zones sous influence du Hezbollah.
La stratégie de désarmement sans confrontation
Le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé sa volonté de parvenir à un accord de sécurité avec Israël, conditionné par le retrait préalable des forces israéliennes du sud du pays. Sa stratégie repose sur une montée en puissance de l'armée nationale pour assurer le contrôle du territoire, tout en cherchant à obtenir le désarmement du mouvement pro-iranien sans passer par une confrontation armée interne. Cette posture nécessite une coordination étroite avec les puissances régionales et internationales pour garantir la stabilité du processus.
L'avenir du dispositif onusien dans le sud
La question du vide sécuritaire demeure une préoccupation centrale alors que le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) arrive à échéance à la fin de l'année. La France et l'Italie, contributeur majeur en troupes, travaillent sur une évolution du dispositif international pour assurer une transition fluide. Ce dossier, qui cristallise les enjeux de souveraineté et de sécurité régionale, sera au centre des discussions lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU à New York, où la communauté internationale devra trancher sur les modalités de maintien de la paix dans la zone.