La France a officiellement exigé la fermeture de l’ensemble des emprises diplomatiques et consulaires du Burkina Faso sur son territoire, en réponse à la rupture unilatérale des relations bilatérales décidée par Ouagadougou.
Une note verbale du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, datée du 29 juin 2026, formalise cette mesure de réciprocité. Elle intervient trois jours après la notification burkinabè actant la fin des relations diplomatiques à compter du 26 juin 2026.
Paris exige notamment la fermeture immédiate de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, de son consulat général et des consulats honoraires présents en France. Les personnels accrédités disposent d’un délai de sept jours pour quitter le territoire, après avoir restitué leur titre de séjour spécial et régularisé la situation de leurs véhicules diplomatiques.
Le texte source souligne que les autorités françaises s’appuient sur les obligations internationales définies par les conventions de Vienne. L’article 45 de la Convention de 1961 et l’article 27 de celle de 1963 garantissent la protection des locaux, biens et archives des missions diplomatiques et consulaires.
Cette décision marque une escalade significative dans la dégradation des relations entre les deux pays.