Pape Thiaw réclame 423 millions au football sénégalais : la FSF face à un litige explosif

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 31 lectures
Pape Thiaw réclame 423 millions au football sénégalais : la FSF face à un litige explosif

Un ancien sélectionneur des Lions du Sénégal, Pape Thiaw, exige le paiement de 423 millions de francs CFA à la Fédération sénégalaise de football (FSF), après des mois de salaires impayés et des frais professionnels non remboursés. Une mise en demeure, signée par huissier, relance un conflit qui pourrait s’envenimer devant les tribunaux.

Les faits essentiels

Pape Thiaw, ancien entraîneur des Lions, a été engagé par la FSF via un contrat à durée déterminée de 36 mois, valable du 1er mars 2026 au 28 février 2029. Selon les termes de l’accord, il devait percevoir une rémunération mensuelle nette de 30 millions de francs CFA, avec effet rétroactif à compter de mars 2026. Pourtant, aucun salaire n’aurait été versé depuis cette date, pas plus que la prime de signature ou la prime spéciale prévues au contrat.

Le litige s’étend aux frais professionnels : Pape Thiaw affirme avoir avancé de sa poche les dépenses d’une tournée effectuée en avril 2026, dont la facture, adressée à la FSF en mai 2026, reste impayée. Une mise en demeure, signée par huissier le 13 août 2026, réclame un total de 423,8 millions de francs CFA, incluant salaires, primes, indemnités et frais divers.

Pourquoi c'est important

Ce contentieux survient dans un contexte déjà fragile pour la FSF, marquée par l’élimination du Sénégal au Mondial 2026 et le limogeage de Pape Thiaw. Le contrat du technicien, pourtant signé en juin 2026, n’aurait jamais reçu l’aval de l’État sénégalais, qui devait en assurer le financement en tant que tiers-payeur. Le refus de la ministre de la Jeunesse et des Sports de prendre en charge ces rémunérations a ouvert la voie à un possible bras de fer judiciaire.

Au-delà des enjeux financiers, cette affaire interroge la gouvernance du football sénégalais et la capacité de la FSF à honorer ses engagements contractuels. Une condamnation pourrait fragiliser davantage une institution déjà sous pression, tandis qu’un règlement à l’amiable éviterait une crise prolongée.

Ce qu'il faut surveiller

La FSF dispose désormais d’un délai pour répondre à la mise en demeure et tenter un règlement à l’amiable, comme le demande l’avocat de Pape Thiaw. Si aucun accord n’est trouvé, le litige pourrait être porté devant les tribunaux, avec des conséquences potentielles sur la réputation de la Fédération et la stabilité de ses relations avec les techniciens et partenaires.

Par ailleurs, cette affaire pourrait relancer le débat sur le rôle de l’État dans le financement des contrats des sélectionneurs, un sujet déjà sensible après l’échec de l’équipe nationale en Coupe du monde. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si la FSF parviendra à désamorcer cette crise avant qu’elle ne s’aggrave.

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