Le continent africain traverse une période marquée par des évolutions structurelles majeures, allant de la refonte du paysage monétaire en Afrique centrale à la reconnaissance de l'excellence scientifique congolaise. Parallèlement, des enjeux de stabilité politique et sécuritaire continuent de mobiliser les gouvernements, de Bamako à Nouakchott, dans un contexte international sous haute tension.
Réforme monétaire : la fin des anciennes pièces en zone CEMAC
La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a acté, lors d'une session à N’Djamena, le retrait définitif de plusieurs séries de pièces de monnaie. À compter du 1er novembre 2026, les émissions datant de 1958, 1959, 1972, 1976 et 1985 perdront leur pouvoir libératoire. Cette mesure, pilotée par la BEAC, vise à harmoniser la gamme monétaire en circulation dans les six États membres, marquant une étape supplémentaire dans la modernisation des systèmes de paiement régionaux.
Stabilité et gouvernance : ajustements politiques et logistiques
En Mauritanie, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reconduit le Premier ministre Mokhtar Ould Diay à la tête d'un nouveau gouvernement, suite à la démission de l'équipe précédente après un rapport d'enquête sur des incidents électriques. Au Mali, les autorités ont renforcé la sécurisation de l'approvisionnement national en hydrocarbures, réceptionnant un convoi massif de 957 camions-citernes à Bamako, portant le total des livraisons depuis septembre à près de 5 400 unités.
Reconnaissance scientifique et tensions régionales
Le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe Tamfum a été distingué par le Prix Virchow 2026, saluant ses travaux déterminants dans la lutte contre le virus Ebola et la prévention des maladies infectieuses. Sur le plan diplomatique, la Corne de l'Afrique demeure une zone de haute vigilance : l'Érythrée a sollicité l'intervention du Conseil de sécurité de l'ONU face à ce qu'elle qualifie de « déclaration de guerre » de l'Éthiopie, soulignant les risques de déstabilisation régionale. De son côté, le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi a multiplié les consultations diplomatiques en Asie, insistant sur la nécessité de règlements politiques globaux pour apaiser les foyers de tension actuels.