Panne des réfrigérateurs du morgue de l’hôpital catholique St‑Anne à Damongo laisse deux corps d’anciens enseignants en attente

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 11 lectures
Panne des réfrigérateurs du morgue de l’hôpital catholique St‑Anne à Damongo laisse deux corps d’anciens enseignants en attente

Deux anciens enseignants ghanéens restent bloqués dans le morgue de l’hôpital catholique St‑Anne à Damongo après la panne des deux moteurs qui alimentent les réfrigérateurs. Cette situation met en lumière des problèmes de maintenance prolongée dans les infrastructures sanitaires du pays.

Identités des défunts et contexte de leurs décès

Les corps concernées appartiennent à Abu Seidu, ancien enseignant de l’école primaire Gindabour D/A, et à Achempong Amafom Makline, ancien professeur à Daboya originaire de Berekum, dans la région du Bono. Le corps de Seidu a été remis à la police suite à son décès, événement qui a déclenché la mise à mort du policier Kofi Redeemer Owusu à Gindabour. Makline, quant à lui, était en congé maladie lorsqu’il s’est rendu au centre de santé de Daboya, où il est décédé peu après. Les responsables du Ghana Education Service (GES) ont informé sa famille de Berekum de son décès et ont déposé son corps à l’hôpital.

Défaillance du morgue : causes et historique de maintenance

Les deux moteurs qui alimentent les réfrigérateurs du morgue ont été achetés en 2013 et n’ont jamais bénéficié d’une révision majeure depuis treize ans. La panne actuelle, survenue il y a deux jours, constitue la troisième défaillance enregistrée cette année, soulevant des inquiétudes quant à la politique de maintenance de l’établissement. Aucun technicien n’était présent lors de la visite d’une équipe de presse le 28 septembre 2026, et le comptable de l’hôpital, habituellement chargé de répondre aux questions, était indisponible.

Conséquences pour les familles et réponses institutionnelles

La famille de Seidu n’a pas encore réclamé le corps, ce qui complique la conservation du corps en l’absence de réfrigération adéquate. Pour Makline, la famille a été notifiée par le GES, mais aucune information n’a été fournie quant à la durée de la conservation ou aux mesures prises pour sécuriser les corps. La direction de l’hôpital n’a pas encore communiqué de calendrier pour la remise en service des moteurs, laissant les proches dans l’incertitude et soulevant des questions de santé publique liées à la gestion des dépouilles.

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