Owona Nguini défend la maîtrise institutionnelle de Paul Biya sur le jeu politique camerounais

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 38 lectures
Owona Nguini défend la maîtrise institutionnelle de Paul Biya sur le jeu politique camerounais

Le politologue camerounais Owona Nguini a fermement rejeté l'idée d'une的任何 perte de contrôle du président Paul Biya sur le jeu politique national, lors d'une intervention sur la chaîne Info TV le 6 septembre 2026.

Les rivalités internes relativisées depuis Yaoundé

Invité de l'émission Libre Expression sur Info TV, chaîne privée basée à Yaoundé, le Pr Owona Nguini a répondu aux interrogations sur les luttes d'influence et l'existence de réseaux de pouvoir au sein de l'appareil étatique camerounais. Face aux observations du journaliste Perfect Ayissi et d'autres panélistes comme M. Onohiolo, le politologue a maintenu sa position : le chef de l'État conserve les commandes.

« Des gens veulent faire croire que dans un pays comme le Cameroun, il n'y aurait aucun centre de gravité ? Le pays est là, on fonctionne comme ça, mais il n'y a pas de centre de gravité où chacun peut nécessairement, surtout pour ce genre de choses, faire n'importe quoi », a-t-il martelé. Cette mise au point vise à calmer les interprétations sur une fragmentation du pouvoir présidentiel.

L'existence des réseaux d'influence confirmée mais encadrée

Owona Nguini ne nie pas la réalité des réseaux qui traversent l'appareil étatique camerounais. Il reconnaît que ces structures concurrentes participent à la fabrication des élites gouvernementales. « Les concurrences entre les réseaux et entre les chefs ou les têtes de réseau existent », a-t-il admis.

Toutefois, le politologue immediate précise que ces rivalités ne remettent nullement en cause l'autorité suprême du président. « Mais le président a toujours le contrôle du jeu », a-t-il ajouté, minimisant ainsi la portée des affrontements entre les différentes factions au sein du pouvoir.

Le socle constitutionnel comme fondement du contrôle

Pour Owona Nguini, la maîtrise du chef de l'État repose sur une base strictement institutionnelle. Le constituant camerounais a confié au président la prérogative exclusive de nommer et de démettre les membres du gouvernement. Cette disposition constitutionnelle constitue, selon lui, le verrou fondamental qui garantit la suprématie exécutive.

« Le président ne perd jamais le contrôle du jeu, parce que celui-ci est organisé sur une base institutionnelle. Il y a des institutions qui établissent que c'est lui qui a la prérogative de nommer les membres du gouvernement », a conclu le politologue dans Libre Expression sur Info Tv.

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