Opoku Ware School (OWASS), deux fois championne du National Science and Maths Quiz (NSMQ), a été éliminée dès les huitièmes de finale en 2026, mettant fin à une série de huit qualifications consécutives en quarts de finale depuis 2022. Le revers, survenu face à Bishop Herman College et Asanteman SHS, révèle des lacunes dans la préparation des élèves et relance le débat sur les méthodes de formation des futurs scientifiques ghanéens.
Un parcours en chute libre après des années de domination
OWASS, qui avait atteint au moins les quarts de finale chaque année depuis 2022, dont deux finales en 2023 et 2025, a vu son équipe 2026 s’effondrer face à des adversaires mieux préparés. Malgré un début prometteur, les élèves d’OWASS ont été dépassés en fin de match, terminant à 31 points contre 43 pour leurs rivaux. Le match s’est soldé par une égalité à 43 points, nécessitant un bris d’égalité pour départager les équipes, au détriment d’OWASS.
Une préparation tardive pointée du doigt
Selon une source proche de l’équipe scientifique, la défaite ne serait pas imputable aux élèves, mais à un calendrier de préparation inadapté. Contrairement aux années précédentes, où les candidats commençaient leur entraînement dès la fin du collège, l’équipe 2026 n’a entamé un entraînement intensif qu’à la fin 2025. « Ils n’étaient pas les meilleurs, et c’était prévisible », confie la source, soulignant que les élèves manquaient cruellement d’expérience face à la pression et au format exigeant du NSMQ.
Le manque de temps a privé l’équipe des répétitions nécessaires pour maîtriser la rapidité des réponses, la gestion du stress et la cohésion entre coéquipiers – des compétences essentielles pour performer au plus haut niveau. « Même s’ils avaient été repérés avant le lycée, leur entraînement a été trop tardif. Ils manquaient d’expérience et de temps pour progresser », explique la source.
L’absence du championnat zonal, un facteur secondaire
Certains observateurs évoquent l’absence d’OWASS au championnat zonal cette année comme un élément explicatif. Traditionnellement, cette compétition permet aux écoles de tester leurs équipes contre des adversaires de haut niveau avant les phases nationales. Cependant, la source interrogée minimise son impact : « Même si nous avions participé, cela n’aurait pas suffi à compenser des mois de préparation perdus. Le vrai problème, c’est le manque de temps consacré à l’entraînement. »
Un revers qui contraste avec l’histoire glorieuse d’OWASS
Avec deux titres en 1997 et 2002, OWASS a longtemps été une référence en sciences au Ghana. Depuis, l’école a accumulé les finales et podiums, terminant deuxième en 2003, 2005, 2008 et 2016, et troisième en 2020, 2023 et 2025. Son élimination précoce en 2026 marque donc un coup d’arrêt brutal dans une dynamique ascendante. Pour rebondir, l’école devra repartir de zéro en 2027, en participant aux qualifications régionales du NSMQ parmi les écoles non têtes de série.