L'ancien vice-président du Sénat nigérian, Ovie Omo-Agege, a formellement démenti les rumeurs suggérant son inéligibilité pour les prochaines élections sénatoriales de 2027 dans la circonscription de Delta Central. Cette mise au point intervient suite à un arrêt de la Cour suprême concernant la Loi électorale, que certains adversaires politiques ont interprété comme un obstacle à sa candidature.
La portée réelle de l'arrêt de la Cour suprême
Selon les précisions apportées par le camp d'Omo-Agege, la décision de la plus haute juridiction nigériane ne cible aucun candidat en particulier. L'arrêt se concentre exclusivement sur la restauration des sections 77(5), 77(6), 77(7) et 84(2) de la Loi électorale de 2026. Ces dispositions juridiques encadrent les registres d'adhésion aux partis politiques ainsi que les procédures de nomination des candidats, sans prononcer d'injonction individuelle contre l'ancien sénateur.
La conformité du dossier de candidature
Ovie Omo-Agege, qui se présente sous la bannière du Nigeria Democratic Congress (NDC), affirme que sa situation administrative est en parfaite conformité avec les exigences légales. Il souligne que son nom figure dûment dans le registre des membres du parti transmis à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) avant la date limite du 10 mai. Sa présence sur la liste finale des candidats publiée par l'institution électorale confirme, selon lui, la validité de son dossier.
Tensions politiques dans le Delta Central
Cette controverse met en lumière les tensions électorales préexistantes dans la région du Delta Central. Omo-Agege a qualifié les célébrations de ses opposants, notamment les partisans du candidat du All Progressives Congress (APC), Ede Dafinone, de « propagande politique ». Il invite désormais ses concurrents à délaisser les interprétations juridiques au profit d'un débat axé sur les bilans, les programmes et les propositions concrètes pour la population. Pour l'ancien vice-président du Sénat, l'issue du scrutin devra se décider sur le terrain électoral et non par des spéculations sur des décisions de justice.