Lors du rassemblement religieux du Gamou, Ousmane Sonko a profité de l’occasion pour rendre un hommage public à Birame Soulèye Diop, vice‑président du Pastef, en soulignant la constance de leur collaboration depuis plus de trois décennies et en rappelant les postes élevés qui lui ont été proposés mais qu’il a déclinés.
Une amitié née à l’université en 1996
Le président du parti a rappelé que sa relation avec Birame Soulèye Diop remonte à leurs années d’études à l’université, où ils se sont rencontrés en 1996. Cette première rencontre a jeté les bases d’un partenariat qui, selon Sonko, n’a jamais été interrompu, même après l’obtention de leurs diplômes et l’entrée dans la fonction publique.
Parcours partagé au sein de l’État et du Pastef
Après leurs études, les deux hommes ont suivi des trajectoires parallèles, d’abord à l’École nationale d’administration (ENA), puis dans les services des Impôts et Domaines. Leur collaboration s’est intensifiée avec la création du Pastef en janvier 2014, où Birame Soulèye Diop a occupé le poste de secrétaire général pendant huit ans, jusqu’en 2021, avant d’être nommé vice‑président du parti. Sonko a souligné que cette continuité a renforcé la cohésion interne du mouvement et a permis d’articuler une stratégie commune.
Loyalty highlighted amid political rupture with the President
Dans le contexte d’une rupture politique récente entre le Pastef et le chef de l’État, Sonko a mis en avant la fidélité de son collaborateur. Il a déclaré que, si Birame Soulèye Diop avait accepté les propositions qui lui avaient été faites – incluant la possibilité de devenir ministre, ministre d’État voire Premier ministre – il aurait pu occuper l’un des postes les plus élevés du gouvernement. Cette affirmation vise à illustrer la loyauté de Diop, qui aurait préféré rester au sein du parti plutôt que de rejoindre le pouvoir exécutif.
Implications pour la dynamique politique sénégalaise
En soulignant le refus de Diop d’intégrer le gouvernement, Sonko envoie un message aux partisans du Pastef : la priorité du parti reste l’indépendance et la cohérence idéologique, même face à des offres de pouvoir. Cette mise en avant de la fidélité peut renforcer la discipline interne et influencer la perception du public quant à la capacité du parti à résister aux pressions extérieures. Elle pourrait également alimenter les débats sur la formation d’éventuelles coalitions ou sur la manière dont les partis d’opposition gèrent les tentatives de cooptation par le pouvoir exécutif.