Ousmane Sonko prône une Assemblée nationale autonome face aux pressions de l'exécutif sénégalais

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Ousmane Sonko prône une Assemblée nationale autonome face aux pressions de l'exécutif sénégalais

À l'occasion de la clôture de la deuxième session extraordinaire de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko a réaffirmé la nécessité d'une institution parlementaire indépendante. Le président de l'Assemblée rejette le modèle d'une chambre d'enregistrement au profit d'un espace de délibération critique, essentiel à la vitalité démocratique du pays.

Une rupture avec la subordination parlementaire

Pour Ousmane Sonko, l'Assemblée nationale ne doit en aucun cas fonctionner comme un service annexe de la Présidence ou du gouvernement. En s'appuyant sur les principes constitutionnels et la séparation des pouvoirs, il insiste sur le rôle fondamental des députés : légiférer, contrôler l'action gouvernementale et évaluer les politiques publiques. Il rejette fermement l'idée que les élus soient de simples « greffiers » des décisions prises au sein de l'exécutif, appelant à des institutions « debout » plutôt qu'alignées.

La divergence politique comme pilier démocratique

Face aux inquiétudes concernant une possible crise institutionnelle liée à l'absence d'alignement entre la majorité parlementaire et l'exécutif, le président de l'Assemblée apporte une lecture différente. Il soutient que le désaccord politique est inhérent au fonctionnement normal d'une démocratie et ne constitue pas, en soi, un désordre. Selon lui, assimiler toute divergence à une crise reviendrait à ériger l'unanimisme en norme, ce qu'il qualifie de « masque funéraire » de la démocratie. Il précise que l'autonomie parlementaire ne doit pas être confondue avec de l'hostilité ou de l'obstruction systématique.

L'action publique au service des citoyens

Au-delà de la mécanique institutionnelle, Ousmane Sonko a rappelé que la pertinence d'une politique publique ne se mesure pas à la qualité de sa formulation, mais à son impact concret sur le quotidien des populations. Il souligne que la citoyenneté ne s'arrête pas au moment du vote, mais se prolonge par un débat permanent impliquant le Parlement, les médias, la société civile et le monde universitaire. L'éducation, la santé, l'emploi et la réduction des inégalités demeurent, selon lui, les véritables indicateurs de réussite pour l'État.

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