Ousmane Sonko exige une transparence totale sur les engagements du Sénégal auprès du FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Ousmane Sonko exige une transparence totale sur les engagements du Sénégal auprès du FMI

Le président de l'Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a formellement interpellé le gouvernement suite à l'accord de principe conclu entre Dakar et le Fonds monétaire international (FMI) pour un financement de 2,2 milliards de dollars. Il exige une transparence totale sur les engagements souscrits par l'État, estimant que les communications officielles actuelles occultent des enjeux cruciaux pour l'avenir financier du pays.

Les zones d'ombre de l'accord technique

Pour Ousmane Sonko, le langage diplomatique employé par les deux parties ne permet pas de saisir la portée réelle des réformes exigées en contrepartie de ce prêt. Le leader de Pastef pointe du doigt plusieurs points critiques, notamment les modalités précises du traitement de la dette, les stratégies de rationalisation des dépenses publiques et les mécanismes de protection des ménages vulnérables. Il s'interroge également sur le devenir des audits internationaux de la dette, initialement réclamés par les autorités, et sur la supervision future des entreprises publiques.

Une exigence de publication du mémorandum

Fort de son expérience dans les négociations avec l'institution financière, le président de l'Assemblée nationale rappelle que le document central de ces discussions est le « mémorandum de politiques économiques et financières ». Il demande officiellement au gouvernement de rendre public ce texte afin d'instaurer un débat national sain. À défaut d'une publication directe, il insiste pour que ce document soit transmis à la représentation nationale, soulignant que ce sont les citoyens sénégalais qui supporteront, à terme, le poids de ces engagements financiers.

Le calendrier parlementaire comme levier de contrôle

Ousmane Sonko rappelle que, malgré le caractère technique des négociations actuelles, les orientations budgétaires qui en découleront ne pourront échapper au contrôle parlementaire. Il souligne que les engagements pris par le gouvernement devront nécessairement se traduire dans les futurs projets de loi de finances, notamment lors de la loi de finances rectificative ou du projet de loi de finances pour 2027. Le président de l'Assemblée nationale prévient que, quel que soit le niveau de détail fourni aujourd'hui, le débat sur la trajectoire économique du pays aura lieu au sein de l'hémicycle.

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