Le 12 octobre 2026, le vice‑amiral d’escadre Oumar Wade, chef d’état‑major général des armées sénégalaises, a été investi à la tête du Comité des chefs d’état‑major de la Défense (CCDS) de la CEDEAO à Abuja. Cette prise de fonction s’inscrit dans la volonté de l’organisation de consolider la coordination sécuritaire entre ses membres face aux menaces terroristes croissantes.
Une passation symbolique au cœur d’Abuja
La cérémonie officielle s’est déroulée au siège de la Commission de la CEDEAO, en présence du président de la Commission, le général Birame Diop, et de hauts responsables militaires nigérians. Oumar Wade a succédé au chef d’état‑major des armées de Sierra Leone, marquant ainsi le premier tour de rôle du Sénégal à la présidence du CCDS. Au cours de la même séance, le vice‑amiral a rendu visite à l’ambassade du Sénégal à Abuja et a échangé avec le chef d’état‑major général des armées du Nigeria, soulignant l’importance des liens bilatéraux dans le cadre de la coopération régionale.
Le CCDS comme pilier de la stratégie antiterroriste de la CEDEAO
Le CCDS, organe militaire chargé de la planification et de la mise en œuvre des politiques de défense, travaille actuellement à l’élaboration d’une feuille de route pour la brigade antiterroriste de la communauté. Cette brigade, encore en phase de structuration, vise à déployer des forces conjointes capables d’intervenir rapidement dans les zones affectées par les groupes djihadistes. Le général Diop a rappelé que la réussite de cette initiative dépendra d’une « stratégie communautaire » où chaque État membre contribue à la fois en moyens humains et en logistique.
Enjeux et perspectives pour le Sénégal et la région
La présidence du CCDS offre au Sénégal une visibilité accrue sur les décisions de défense collective et la possibilité d’influencer les priorités opérationnelles. Pour Oumar Wade, il s’agit d’une occasion de mettre en avant l’expérience sénégalaise en matière de lutte contre le terrorisme, notamment les opérations menées dans le Sahel. À plus long terme, la réussite du CCDS pourrait renforcer la souveraineté des États ouest‑africains en réduisant leur dépendance à l’égard des interventions extérieures, tout en améliorant la sécurité des populations civiles.