Oumar Sarr appelle à une refonte de l'Assemblée nationale face à la multiplication des commissions d'enquête

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Oumar Sarr appelle à une refonte de l'Assemblée nationale face à la multiplication des commissions d'enquête

Le président du Parti des libéraux et des démocrates (PLD/And Suqali), Oumar Sarr, dénonce une dérive institutionnelle au sein de l'Assemblée nationale sénégalaise. Il appelle à un recentrage des missions parlementaires et exige la démission de l'institution, qu'il juge illégitime dans sa composition actuelle.

La portée de la censure constitutionnelle

La récente décision du Conseil constitutionnel concernant le règlement intérieur de l'Assemblée nationale marque un coup d'arrêt aux velléités de contrainte parlementaire. En censurant l'alinéa 2 de l'article 56, les juges ont rappelé que le pouvoir législatif ne peut s'affranchir des principes de séparation des pouvoirs et d'indépendance de la justice. Si les commissions d'enquête conservent leur légitimité pour recueillir des informations d'intérêt général, elles ne peuvent plus, selon cette décision, recourir à des moyens coercitifs ou à la force publique pour contraindre à la comparution, protégeant ainsi les magistrats et les citoyens contre les abus de pouvoir.

Critique de la mise en scène parlementaire

Pour Oumar Sarr, la multiplication actuelle des commissions d'enquête s'apparente à une « mise en scène » politique plutôt qu'à un exercice rigoureux de contrôle de l'action gouvernementale. Il souligne que, dans les systèmes parlementaires stables, ces outils d'investigation sont rares, préparés avec méthode et s'inscrivent dans la durée. Il déplore que l'Assemblée nationale, sous l'impulsion de la majorité actuelle, se transforme en une « troupe théâtrale » au détriment de ses fonctions constitutionnelles essentielles que sont le vote de la loi et l'évaluation des politiques publiques.

Vers une exigence de renouvellement institutionnel

Au-delà de la critique procédurale, Oumar Sarr remet en cause la légitimité même de l'Assemblée nationale actuelle. Il pointe du doigt les conditions de son élection et la composition de sa majorité, qu'il considère comme issues d'un processus entaché d'irrégularités. Face à ce qu'il qualifie de concentration excessive de pouvoirs, le leader du PLD/And Suqali fait de la démission de l'Assemblée une revendication centrale. Il appelle les forces vives du pays à se mobiliser pour exiger un nouveau mode de scrutin, garantissant une représentation fidèle du peuple et le rétablissement de la crédibilité des institutions nationales.

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