La région d’Oubri s’investit activement dans la préservation de la mémoire de Thomas Sankara en lançant une campagne de collecte d’archives et d’artefacts liés à la Révolution démocratique et populaire (RDP). Une délégation locale a participé à une formation dédiée, marquant le début d’une initiative nationale visant à enrichir les infrastructures du futur Mémorial Isidore Noël Thomas Sankara.
Un projet national pour honorer l’histoire révolutionnaire
Organisée dans le cadre du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Isidore Noël Thomas Sankara (PCIM-INTS), cette formation a réuni des représentants de plusieurs régions du Burkina Faso. L’objectif était de renforcer leurs capacités en matière d’identification, de collecte et de conservation des documents et objets historiques liés à la RDP de 1983. La délégation d’Oubri, composée de responsables culturels et d’un journaliste, a ainsi pu acquérir les outils nécessaires pour contribuer à ce projet mémoriel d’envergure nationale.
À l’issue de la session, la directrice régionale en charge de la Culture d’Oubri, Tieridja Haoua Traoré/Sanou, a réaffirmé l’engagement de sa région. Elle a annoncé le lancement d’une collecte systématique des archives et artefacts, ainsi que la création d’un point focal régional pour coordonner ces efforts. Une campagne de sensibilisation sera également déployée pour encourager les populations à participer en mettant à disposition des documents ou objets historiques.
Un patrimoine à préserver pour les générations futures
Le coordonnateur du PCIM-INTS a souligné l’importance de cette collecte pour documenter une période clé de l’histoire burkinabè. Les archives et artefacts recueillis alimenteront les infrastructures du futur mémorial, notamment une bibliothèque physique, une bibliothèque numérique et un musée. Ces ressources permettront de préserver la mémoire collective et de transmettre l’héritage de Thomas Sankara aux futures générations. La formation a également mis l’accent sur les techniques de conservation, garantissant ainsi la pérennité des documents et objets collectés.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine historique national, renforçant le rôle des régions dans la préservation de la mémoire révolutionnaire.