Alors que la saison des pluies favorise la multiplication des moustiques vecteurs du paludisme, l’association Laafi Sans Frontières a organisé une campagne de dépistage et de sensibilisation à Ouagadougou le 29 août 2026. Cette initiative, ciblant particulièrement les enfants, s’inscrit dans une stratégie de prévention renforcée pour limiter l’impact de la maladie, qui reste l’une des premières causes de mortalité infantile dans le pays.
Une mobilisation urgente face à la recrudescence saisonnière
La campagne, déployée en pleine période de prolifération des moustiques, a combiné dépistage gratuit, distribution de moustiquaires imprégnées et sessions de sensibilisation. Les équipes de Laafi Sans Frontières ont ciblé les zones urbaines et périurbaines de Ouagadougou, où le risque de transmission est accru en raison des eaux stagnantes et des conditions d’hygiène parfois précaires. L’objectif affiché était de toucher au moins 500 enfants en une journée, un chiffre modeste mais symbolique dans un contexte où les ressources sanitaires restent limitées.
Le paludisme, un fléau persistant pour les enfants burkinabè
Au Burkina Faso, le paludisme représente près de 40 % des consultations pédiatriques et constitue la première cause de décès chez les moins de cinq ans. Les autorités sanitaires locales soulignent l’urgence d’agir, notamment pendant la saison des pluies, où les cas de contamination explosent. Les moustiquaires distribuées lors de la campagne visent à réduire les piqûres nocturnes, tandis que les tests de dépistage permettent d’identifier précocement les cas et d’éviter les complications, comme l’anémie sévère ou les hospitalisations.
Une approche communautaire pour renforcer l’impact
Laafi Sans Frontières mise sur l’implication des familles et des leaders locaux pour pérenniser les effets de la campagne. Des ateliers de formation ont été organisés pour enseigner les gestes simples de prévention, comme l’élimination des eaux stagnantes ou l’utilisation correcte des moustiquaires. L’association collabore également avec les centres de santé de proximité pour assurer un suivi des enfants dépistés positifs et leur administrer un traitement adapté. Une stratégie qui pourrait inspirer d’autres initiatives similaires dans la sous-région, où le paludisme reste endémique.