La ville de Ouagadougou a été le théâtre d'un exercice de grande ampleur le 22 août 2026, visant à éprouver l'efficacité du plan d'Organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC). Cette simulation a mobilisé des unités civiles et militaires pour répondre simultanément à une inondation aux barrages de Tanghin et à un incendie industriel au quartier Kossodo.
Une coordination interservices sous tension
L'exercice a permis de tester la chaîne de commandement et la complémentarité entre les différents acteurs, incluant la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, le SAMU, la Croix-Rouge et les services de santé des armées. Au total, dix ambulances ont été déployées pour assurer l'évacuation des victimes vers les centres hospitaliers universitaires Yalgado Ouédraogo et Bogodogo. Le scénario a intégré des situations complexes, telles que la gestion d'un risque de contamination chimique sur le site de l'usine Rambo et le rétablissement de la circulation sur la route nationale n°3 après la rupture simulée d'un pont.
Bilan opérationnel et prise en charge des victimes
Le bilan chiffré de cette simulation fait état de 167 personnes impliquées, dont une victime décédée (scénario), six urgences absolues et soixante urgences relatives. Au-delà du sauvetage pur, l'exercice a mis à l'épreuve les capacités logistiques de la ville, notamment en matière de décontamination, de tri médical et de relogement d'urgence pour les soixante-deux personnes dont les habitations ont été fictivement sinistrées. Cette phase a permis d'évaluer la réactivité des structures sanitaires face à un afflux massif de blessés présentant des traumatismes, des brûlures ou des intoxications.
Enjeux de préparation et perspectives d'amélioration
À l'issue de l'opération, les autorités ont souligné la nécessité d'une vigilance constante face à l'imprévisibilité des catastrophes. Si la coordination globale a été saluée, les retours d'expérience ont mis en exergue des axes de progression essentiels : le renforcement des stocks médicaux, une cartographie plus précise des zones à risque et l'adaptation des protocoles d'intervention aux conditions nocturnes ou météorologiques difficiles. Le ministère de l'Administration territoriale a réaffirmé, par la voix de son directeur de cabinet, l'engagement de l'État à mobiliser les ressources nécessaires pour garantir une réponse rapide et structurée face aux crises réelles.