Ouagadougou : un geste qui change la donne

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 16 lectures
Ouagadougou : un geste qui change la donne

Un million de francs pour sauver des vies. Ce samedi, un centre de santé du secteur 11 de Ouagadougou reçoit un don exceptionnel : du matériel médico-technique, des médicaments et des consommables essentiels. Une initiative qui soulage des centaines de patients chaque jour.


Le donateur : un "petit commerçant" aux grands gestes El Hadj Harouna Zoundi, homme d’affaires discret, se présente modestement comme un simple commerçant du quartier. Pourtant, son dernier don – dépassant le million de francs CFA – prouve qu’il agit avec une détermination rare. « Seul celui qui connaît le besoin peut en mesurer l’urgence », explique-t-il. Ce matériel, composé d’équipements de diagnostic, de médicaments et de produits de soins, répond à des lacunes criantes dans ce centre de santé.

Pour lui, ce geste dépasse la simple générosité. « Servir l’humanité est l’œuvre la plus noble d’une vie », déclare-t-il en appelant d’autres à suivre son exemple. « Quand le matériel est bien utilisé, il ouvre la porte à d’autres soutiens demain », ajoute-t-il, espérant que cette initiative inspirera d’autres bonnes volontés.

Un centre en survie, des patients en attente Le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du secteur 11, dans l’arrondissement N°2, peinent à répondre aux besoins urgents. « Nous manquons cruellement de produits essentiels et d’équipements », reconnaît Mahamadi Ouédraogo, président du comité de gestion. Pourtant, ce don arrive comme un souffle d’espoir. « Cela va soulager la population », assure-t-il, tout en promettant une gestion rigoureuse des fonds.

Le personnel médical, lui, salue un soulagement bienvenu. « Ce matériel améliore nos conditions de travail », confirme Rasmané Ouédraogo, major du CSPS. Les médecins et infirmiers pourront enfin soigner avec plus d’efficacité, dans un centre souvent saturé.


Un symbole dans la dynamique présidentielle Ce don s’inscrit dans une logique plus large : celle de l’initiative présidentielle de santé, lancée par le capitaine Ibrahim Traoré pour renforcer les infrastructures sanitaires de proximité. « C’est un symbole d’espoir pour les patients », souligne Jonas W. Sawadogo, Président de la délégation spéciale de l’arrondissement N°2. « El Hadj Zoundi le prouve : quand des citoyens s’engagent, les résultats suivent. »

Pourtant, une question persiste : combien de centres de santé burkinabè attendent encore ce genre d’aide ? Alors que le système public peine à couvrir tous les besoins, ces dons privés deviennent cruciaux. « La santé n’est pas un privilège, mais un droit », rappelle le PDS. Alors, pourquoi ne voit-on pas davantage de tels engagements ?


Un appel à l’action collective El Hadj Harouna Zoundi a ouvert la voie. Maintenant, la question est : qui osera suivre son exemple ?

Ce don n’est pas qu’un geste isolé. C’est un appel à tous ceux qui, comme lui, veulent agir. « La solidarité se construit aussi avec des actes concrets », insiste le major Ouédraogo. Alors, entrepreneurs, particuliers, associations – la santé de Ouagadougou a besoin de vous.

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