Orientation post-bac au Tchad : comment concilier passion, attentes familiales et perspectives d’emploi

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 48 lectures
Orientation post-bac au Tchad : comment concilier passion, attentes familiales et perspectives d’emploi

Chaque année, la question du choix d’études après le baccalauréat revient au cœur des débats au Tchad. Le Dr Mianhounoum Nadji, expert en gestion des ressources humaines, rappelle que trois critères – la passion du jeune, les attentes des parents et les débouchés du marché du travail – doivent être pondérés pour une orientation efficace.

Les trois piliers de l’orientation selon le Dr Nadji

Lors de la Matinale de Tchadinfos TV, le Dr Nadji a présenté une grille d’analyse simple mais structurée. Il estime que la décision d’orientation ne doit pas reposer uniquement sur un critère isolé. La passion du jeune garantit l’engagement à long terme, les attentes parentales assurent un soutien moral et financier, tandis que les perspectives d’emploi offrent la sécurité économique indispensable à la stabilité du foyer.

Passion et employabilité : un équilibre à trouver

Le spécialiste souligne que la passion, lorsqu’elle est alignée avec les besoins du marché, maximise les chances de réussite professionnelle. Il invite les étudiants à identifier les domaines où leurs intérêts coïncident avec les secteurs en croissance, notamment les technologies de l’information, les services de santé et les énergies renouvelables, qui affichent une demande accrue au Tchad.

Le rôle des parents dans le choix d’études

Selon le Dr Nadji, les parents restent des acteurs clés du processus décisionnel. Leur expérience et leurs réseaux peuvent faciliter l’accès à des formations de qualité ou à des stages. Toutefois, il met en garde contre une influence excessive qui pourrait étouffer l’aspiration du jeune, créant ainsi un désengagement académique et professionnel.

Vers une politique de conseil professionnel renforcée

Face à ces constats, le Dr Nadji plaide pour le développement de services d’orientation professionnelle au sein des lycées et des universités tchadiennes. Il recommande la mise en place d’ateliers de découverte des métiers, de bilans de compétences et de partenariats avec le secteur privé afin de fournir aux jeunes des données fiables sur les débouchés. Une telle approche permettrait de réduire le taux de décrochage et d’optimiser l’adéquation entre formation et emploi sur le territoire national.

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