Une révolution silencieuse est en marche dans les marchés et restaurants de Ouagadougou. Portée par Orange Money, elle redéfinit l'autonomie financière de milliers de femmes entrepreneures, transformant leurs activités informelles en leviers de sécurité et de croissance.
Des marchés où la monnaie liquide devient un vestige du passé
Dans les étals de fruits, les restaurants de quartier ou les échoppes de gâteaux, les commerçantes burkinabè adoptent massivement les paiements mobiles pour contourner les limites de la monnaie physique. Fini les pertes de recettes liées à l'absence de monnaie, les risques de vol ou les trajets épuisants pour régler un fournisseur : un simple scan QR ou un code USSD suffit désormais. Assita Touré, gérante du restaurant « Tantie propre », illustre ce basculement : « Les pièces sont devenues rares, même les billets. Avant, un client qui payait 1 000 FCFA avec un billet de 10 000 FCFA retardait toute la file d’attente. Aujourd’hui, Orange Money évite ces désagréments et sécurise mes recettes. »
Trois piliers pour une autonomie financière concrète
L’impact d’Orange Money va bien au-delà de la simplicité des transactions. Nelly Kondé, secrétaire générale d’Orange Money Burkina Faso, identifie trois bénéfices majeurs : la sécurité (plus de transport de liquidités risqué), la traçabilité (chaque transaction devient un historique financier) et l’ouverture géographique (une vendeuse de Koudougou peut payer son fournisseur à Ouagadougou sans quitter son étal). « Ces outils dessinent une identité financière pour des femmes qui, hier encore, n’existaient pour aucune institution bancaire », souligne-t-elle. Segdi Lompo, vendeuse de gâteaux, confirme : « Mon compte Orange Money est ma caisse sécurisée. Je contrôle mes recettes et mes clients sont satisfaits. »
L’interopérabilité, clé d’une inclusion sans frontières
Pour que cette révolution profite à toutes, Orange Money Burkina Faso mise sur l’interconnexion des systèmes de paiement. La plateforme interopérable de la BCEAO, portée par la Zone UEMOA, permet désormais à une utilisatrice de transférer des fonds vers une cliente d’un autre opérateur ou d’une autre région – voire d’un pays voisin – sans rupture de service. Cette fluidité est cruciale pour les entrepreneures dont les activités s’étendent au-delà des limites administratives. « Une économie inclusive ne peut se permettre de fragmenter ses systèmes en silos qui ne communiquent pas entre eux », insiste la responsable d’Orange Money.
Éducation financière et confiance : les défis d’une inclusion durable
L’analphabétisme ou le manque de familiarité avec le numérique ne sont plus des obstacles. Aminata Ouédraogo, vendeuse de fruits analphabète, utilise pourtant un compte commercial Orange Money depuis 2025 : « Je satisfais mes clients grâce à ce service, bien que je ne sois pas instruite. » Pour renforcer cette dynamique, Orange Money Burkina Faso déploie des campagnes en langues locales, simplifie les procédures de signalement des fraudes et interdit l’utilisation de dates de naissance comme codes confidentiels. Mariam Ilboudo, vendeuse de jus, témoigne : « Depuis que j’utilise Orange Money, je n’ai jamais eu de souci lié aux transactions. La société a su gagner notre confiance. »
Vers un écosystème financier complet
Orange Money ne se contente pas de faciliter les paiements : il ouvre la porte à d’autres services. L’historique des transactions permet désormais d’accéder à des produits de microcrédit adaptés aux cycles d’activité féminins, à l’épargne formalisée ou à des solutions d’assurance pour protéger les commerces informels. « Nous construisons des partenariats avec des institutions financières pour bâtir une inclusion financière à plusieurs mains », explique Nelly Kondé. Cette ambition s’inscrit dans une vision plus large : faire du Burkina Faso un modèle où aucune femme n’est exclue de la révolution numérique, où chaque famille devient plus résiliente et où l’économie locale gagne en dynamisme.