L'opérateur Orange a franchi une étape symbolique et technique majeure en désactivant définitivement son réseau 2G à Nice ce mardi 22 septembre. Cette opération, qui touche la cinquième ville la plus peuplée de France, s'inscrit dans un calendrier national ambitieux visant la disparition totale de cette technologie mobile vieillissante d'ici la mi-décembre.
Une transition technologique à grande échelle
Si neuf départements du sud-ouest avaient déjà entamé cette transition, Nice constitue la première grande métropole française à basculer vers le tout 3G, 4G et 5G. Cette extinction programmée ne concerne pas uniquement les téléphones portables d'ancienne génération. Elle impacte un vaste écosystème d'objets connectés, incluant les systèmes d'alarme, les dispositifs de téléassistance médicale et certains équipements de gestion d'ascenseurs. Bien que des professionnels aient exprimé des inquiétudes face à ce calendrier, l'Arcep, le régulateur des télécoms, a rappelé que les acteurs économiques disposaient d'un délai de trois ans pour anticiper cette migration.
Un calendrier de déploiement national
La stratégie d'Orange se décline en plusieurs phases successives pour couvrir l'ensemble du territoire. Dès le 6 octobre, 44 départements supplémentaires seront concernés, incluant des zones étendues en Bretagne, dans les Pays de la Loire, en Corse, en Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que des portions significatives de l'Occitanie, de la région PACA et de l'Île-de-France. Le processus se poursuivra le 20 octobre pour le reste du pays, avant une ultime étape concernant les zones blanches réglementaires, prévue entre le 1er et le 15 décembre.
La fin d'une ère pour les opérateurs
La fermeture du réseau 2G d'Orange à Nice ne signifie pas pour autant une déconnexion immédiate pour tous les utilisateurs, les infrastructures de SFR et de Bouygues Telecom restant actives temporairement. Toutefois, ces derniers suivent une trajectoire similaire : SFR prévoit l'arrêt de ses services 2G pour le 15 novembre, tandis que Bouygues Telecom a programmé le démantèlement complet de ses sites entre le 1er et le 15 décembre. Cette convergence des calendriers marque la fin définitive de la 2G en France, ouvrant la voie à une optimisation des fréquences pour les réseaux mobiles plus performants et sécurisés.