Lors d’une conférence de presse le 5 novembre 2026, Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a dénoncé le refus du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, de signer les ordres de mission de députés de son groupe, un geste qu’elle jugeant une instrumentalisation du budget public.
Refus de signature des ordres de mission
Selon les propos tenus par Me Tall Sall, plusieurs députés du groupe Takku Wallu Sénégal devaient être envoyés en mission officielle. Le président de l’Assemblée, Ousmane Sonko, aurait alors opposé son veto en ne signant pas les documents requis, empêchant ainsi tout déplacement. L’avocate, ancienne ministre de la Justice, a interrogé les raisons de ce blocage, le qualifiant d’incohérence avec les principes de transparence et de service public.
Impact sur le budget et les services publics
Me Tall Sall a rappelé que le budget de l’État appartient aux Sénégalais et doit être utilisé pour leurs besoins, non pour des querelles partisanes. Elle a mis en garde contre toute utilisation du budget comme levier de pression politique, soulignant que le gel des missions parlementaires pouvait entraîner un retard dans la mise en œuvre de projets financés par les fonds publics. Aucun chiffre n’a été communiqué, mais l’intervention souligne le risque d’affecter la continuité des services publics si les débats budgétaires restent bloqués.
Position de l’opposition et appel à la transparence
Le groupe Takku Wallu Sénégal, qui se définit comme une force d’opposition, a réaffirmé son engagement à maintenir la pression sur la majorité. Me Tall Sall a décrit la stratégie de son groupe comme « raisonnée, raisonnable, articulée, responsable et mature », insistant sur le respect des principes démocratiques. Elle a appelé à un débat parlementaire sérieux, à une visibilité accrue sur les finances publiques et à un fonctionnement de l’État qui ne soit pas entravé par des luttes internes.
Perspectives de la confrontation parlementaire
En conclusion, Me Tall Sall a indiqué que son groupe resterait ferme sur ses positions et ne céderait pas aux pressions visant à dévier ses principes. Le conflit entre le président de l’Assemblée et l’opposition pourrait se prolonger, avec des implications pour la gouvernance budgétaire et la capacité du Parlement à exercer son rôle de contrôle. Le suivi de ces tensions sera déterminant pour évaluer la stabilité institutionnelle du Sénégal dans les mois à venir.