Dans le département du Logone‑et‑Chari, la sixième phase de l’opération « Tentacules » a conduit la gendarmerie camerounaise à démanteler une cellule terroriste dormante à Kousseri, ville frontalière avec le Tchad. Les forces de l’ordre ont saisi plus de 4 000 munitions et arrêté plusieurs individus, dont deux ressortissants occidentaux suspectés de financement du terrorisme.
Sixième phase de l’opération Tentacules dans le Logone‑et‑Chari
Lancée en janvier 2026, la phase actuelle de l’opération Tentacules vise à renforcer le dispositif sécuritaire du nord‑est du Cameroun et à lutter contre la criminalité transfrontalière. Sous le commandement du colonel Guy Hervé Mvogo Abanda, la Légion de gendarmerie conduit des actions ciblées dans les localités de Kousseri, Blangoua et Bargaram, où les groupes armés exploitent des axes d’infiltration et des couloirs logistiques.
Démantèlement de la cellule terroriste à Kousseri
Au quartier Harazaï, les équipes de la gendarmerie ont identifié et neutralisé une cellule terroriste considérée comme « dormante ». Le dispositif a consisté en des contrôles d’identité intensifs, portant le total provisoire à 3 571 vérifications. Les opérations ont permis d’intercepter plusieurs individus recherchés, confirmant la présence d’un réseau local capable de soutenir des activités terroristes.
Arrestations, saisies et implications sécuritaires
Parmi les personnes arrêtées, deux ressortissants occidentaux font l’objet d’accusations de financement du terrorisme, de blanchiment de capitaux et d’atteinte à la sûreté de l’État. Les fouilles menées à Kalakafra ont abouti à la saisie de 4 094 munitions, ainsi que d’un grand nombre d’armes blanches et d’armes à feu artisanales. Ces découvertes illustrent la capacité du groupe à s’approvisionner en matériel de guerre, même dans des zones éloignées du centre.
Enjeux pour la stabilité frontalière
Les autorités caméronaises soulignent que ces actions visent à consolider la stabilité du Logone‑et‑Chari, région sensible du fait de sa proximité avec le Tchad et des flux migratoires fréquents. En renforçant la surveillance des axes d’infiltration, la gendarmerie cherche à restaurer la confiance des populations locales envers les forces de défense et de sécurité, tout en limitant les possibilités d’infiltration de groupes armés. Le succès de cette phase de l’opération Tentacules pourrait servir de modèle pour d’autres zones frontalières du pays où la menace terroriste reste élevée.