Les autorités policières de l'État de Kogi ont confirmé le sauvetage de onze membres du National Youth Service Corps (NYSC) et de plusieurs passagers, victimes d'un enlèvement sur l'autoroute Aloma-Egane. Cette intervention, menée par une équipe de sécurité conjointe, met en lumière la persistance de l'insécurité sur les axes routiers majeurs de la région, alors que des recherches sont toujours en cours pour libérer les personnes encore retenues par les ravisseurs.
Une opération de sauvetage après une embuscade
L'incident s'est déroulé le 26 août aux abords de la jonction Ogene Zaria, dans la zone de gouvernement local d'Ofu. Des individus armés, surgis de la végétation environnante, ont intercepté deux bus de transport en commun circulant en sens opposé. Si certains passagers ont réussi à s'échapper dans la brousse, d'autres ont été capturés. À la suite d'un appel de détresse, les forces de l'ordre ont retrouvé deux véhicules abandonnés, déclenchant immédiatement une opération de ratissage forestier qui a permis la libération de onze victimes, dont les conducteurs des bus.
Le profil des victimes et la poursuite des recherches
Les personnes secourues, majoritairement des jeunes diplômés en service national voyageant de l'État de Bayelsa vers Abuja, ont pu reprendre leur trajet après une procédure de débriefing. Toutefois, les autorités ont précisé que le bilan total de l'enlèvement n'est pas encore clos, plusieurs passagers étant toujours portés disparus. Les forces de sécurité maintiennent une présence active dans les zones forestières adjacentes avec pour objectif prioritaire la localisation des otages restants et l'arrestation des auteurs de l'attaque.
Une recrudescence de l'insécurité routière à Kogi
Cet événement s'inscrit dans une série d'attaques préoccupantes survenues en août dans la zone d'Ofu. Le 9 août dernier, une opération similaire impliquant l'armée, la marine et des groupes de chasseurs locaux avait déjà permis de libérer seize personnes, au prix de la vie d'un chasseur et de blessures pour un officier de police. La récurrence de ces enlèvements sur les corridors forestiers de Kogi soulève des questions majeures sur la sécurisation des grands axes de transport, devenus des zones de haute vulnérabilité pour les citoyens en déplacement à travers le pays.