Lors d’un Face‑à‑Face diffusé le 7 septembre sur BFMTV et RMC, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la primaire, a réaffirmé son ambition d’inscrire la taxe Zucman dans la législation française, la présentant comme un rempart contre le retour de la « loi du plus fort ».
Le discours d’Olivier Faure sur la justice fiscale
Face à la montée des inégalités et aux critiques croissantes sur la capacité des multinationales à échapper à l’impôt, le leader socialiste a déclaré : « Je défends la loi du plus juste ». Il a ainsi positionné la taxe Zucman comme un pilier de la stratégie du PS pour restaurer la confiance des citoyens dans le système fiscal. Faure a souligné que, sans une réponse collective, la France risquerait de perdre des recettes essentielles au financement des services publics.
Qu’est‑ce que la taxe Zucman et pourquoi elle importe en France ?
Nomée d’après l’économiste Thomas Zucman, la taxe vise à instaurer un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des entreprises multinationales, afin de contrer les pratiques d’optimisation fiscale agressive. Adoptée au niveau de l’OCDE dans le cadre du « Pillar Two », elle s’appuie sur un mécanisme de réallocation des revenus non taxés vers les pays où les activités économiques sont réellement exercées. En France, où les débats sur la fiscalité des géants du numérique et du pétrole sont vifs, la mise en œuvre de ce dispositif pourrait générer plusieurs milliards d’euros de recettes supplémentaires chaque année.
Implications politiques pour la primaire socialiste
En se positionnant clairement en faveur de la taxe Zucman, Faure cherche à différencier son programme de ceux de ses concurrents au sein du PS. Cette prise de position intervient à un moment où la question de la justice sociale et de la redistribution des richesses occupe le devant de la scène électorale. Si le parti parvient à faire adopter la mesure, il pourrait renforcer son image de force progressiste capable de proposer des réponses concrètes aux défis économiques. En revanche, l’opposition de certains acteurs économiques et de partis plus libéraux pourrait alimenter un débat intense sur la compétitivité et la souveraineté fiscale de la France.