L'ancien ministre Olivier Boucal a pris la parole pour répondre aux critiques remettant en cause sa loyauté politique. Il rejette fermement les accusations de trahison, affirmant que le maintien de ses convictions personnelles et de sa dignité ne saurait être confondu avec un manque d'engagement envers la République.
Une mise au point sur l'éthique de l'engagement
Dans une déclaration publique, Olivier Boucal conteste la lecture faite de son parcours politique par certains acteurs, notamment à Bignona. Il souligne que servir l'État ne doit pas impliquer un renoncement à ses principes fondamentaux ou à sa liberté de conscience. Pour l'ancien ministre, la véritable loyauté réside dans la constance des convictions, et non dans l'alignement systématique sur les changements de circonstances politiques. Il revendique un bilan marqué par le travail et la mise en œuvre de réformes au service du public, tout en affirmant assumer pleinement ses choix passés et présents.
Le refus de la polémique politicienne
Face aux attaques personnelles, Olivier Boucal choisit la voie de la retenue, refusant d'entrer dans une surenchère verbale. Il déplore une tendance à réécrire l'histoire politique pour justifier des trajectoires individuelles au détriment de la cohésion. Selon lui, les fonctions ministérielles sont par nature temporaires, tandis que l'intégrité de la démarche politique doit demeurer le socle de toute action publique. Il appelle ses pairs à plus de respect mutuel, rappelant que des parcours divergents ne justifient pas de dénigrer l'engagement d'autrui.
Priorités pour les populations de Goudomp
Au-delà des débats sur les loyautés, Olivier Boucal interpelle la classe politique sur l'urgence des besoins réels des citoyens. À Goudomp comme dans le reste du Sénégal, les attentes des populations se concentrent sur des enjeux structurels : l'accès aux infrastructures routières, la création d'emplois, le renforcement des systèmes de santé et d'éducation, ainsi que le développement agricole. Il exhorte les responsables politiques à se détourner des procès d'intention pour se consacrer à la résolution des défis socio-économiques qui conditionnent le quotidien des citoyens et la stabilité du pays.