L'avocat et militant Oliver Barker-Vormawor a été nommé secrétaire et membre du Comité de mise en œuvre de la révision constitutionnelle au Ghana. Cette nomination, actée par le procureur général, place l'activiste au cœur du processus technique visant à amender la Constitution de 1992, sans pour autant mettre fin à ses ambitions de réformes structurelles plus profondes.
Un engagement technique au service de la réforme
La nomination de M. Barker-Vormawor s'inscrit dans une démarche gouvernementale visant à confier les travaux de révision constitutionnelle à des experts et technocrates. Il rejoint ainsi une lignée de personnalités ayant œuvré sur ces questions, sous la présidence actuelle de l'ancienne procureure générale Marietta Agyeiwaa Brew. Pour l'intéressé, cette fonction représente une opportunité d'apporter un soutien technique concret aux propositions d'amendements, une mission qu'il considère comme le prolongement naturel de son parcours débuté il y a 17 ans au sein de la Commission de révision constitutionnelle.
La persistance d'un plaidoyer citoyen
Malgré son intégration dans ce cadre institutionnel, Oliver Barker-Vormawor insiste sur le fait que son militantisme reste intact. À travers son travail avec le collectif Democracy Hub, il continue de porter la vision d'une « nouvelle Constitution pour une nouvelle génération ». Il souligne que sa participation au comité ne constitue qu'une étape, et non l'aboutissement de son combat. Selon lui, les changements progressifs et incrémentaux, bien qu'utiles, ne doivent pas occulter la nécessité d'une refonte plus ambitieuse du cadre constitutionnel national.
Les défis du consensus politique
L'activiste reconnaît toutefois la complexité de la tâche, pointant du doigt l'absence actuelle de consensus politique nécessaire pour mener à bien des réformes fondamentales. Il qualifie cette ambition de « mission de toute une vie », précisant que son plaidoyer ne se limitera pas aux concessions que la classe politique est prête à accepter à ce stade. Pour M. Barker-Vormawor et ses collaborateurs, le processus actuel est perçu comme un point de départ plutôt que comme une fin, marquant une volonté de maintenir une pression constante sur les institutions pour transformer durablement la gouvernance du pays.