Lors d’une cérémonie célébrant la Journée nationale du Brésil à Abuja, le directeur général d’United Bank for Africa (UBA), Oliver Alawuba, a lancé un appel à intensifier les échanges commerciaux et les investissements entre le Nigeria et le Brésil. Il a rappelé que le commerce bilatéral s’élevait à 2,4 milliards de dollars en 2025 et a souligné l’existence d’opportunités concrètes dans plusieurs secteurs clés.
Un appel officiel lors de la Journée nationale du Brésil à Abuja
Le 16 septembre 2026, l’ambassade du Brésil au Nigeria a organisé une réception à l’occasion de la fête nationale brésilienne. Au micro, Oliver Alawuba a félicité le gouvernement brésilien et a rappelé que les relations entre les deux pays dépassent le cadre diplomatique, s’appuyant sur une histoire partagée depuis la participation du Brésil aux célébrations de l’indépendance nigériane en 1960. Cette référence historique a servi de point d’ancrage pour proposer une coopération économique plus structurée.
Des chiffres qui montrent le potentiel de croissance bilatérale
Selon les données présentées par Alawuba, les échanges de biens entre le Nigeria et le Brésil ont atteint environ 2,4 milliards de dollars en 2025. Malgré ce volume, le dirigeant a estimé que le plafond de la relation commerciale restait largement sous‑exploité, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la fabrication, de l’énergie et des technologies créatives. Il a insisté sur le fait que la complémentarité des économies – le Brésil fort dans les équipements agricoles et le Nigeria riche en matières premières et en main‑d’œuvre – pouvait générer de nouvelles opportunités pour les entreprises des deux pays.
Le programme Green Imperative : un modèle de coopération agricole
Alawuba a mis en avant le Green Imperative Agricultural Mechanization Programme, un projet de 1,1 milliard de dollars financé par les États‑Unis, comme illustration concrète du type de partenariat envisageable. Le programme vise à combiner l’expertise brésilienne en machinerie agricole avec l’entrepreneuriat nigérian afin d’accroître la productivité, de renforcer la sécurité alimentaire et de créer des emplois locaux. Cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres secteurs où le Brésil possède un avantage technologique.
UBA, un facilitateur panafricain du commerce Nigeria‑Brésil
Présent dans vingt pays africains ainsi qu’aux États‑Unis, au Royaume‑Uni, aux Émirats arabes unis et en France, UBA se positionne comme un intermédiaire financier capable de soutenir les flux commerciaux entre l’Afrique et le Brésil. Le groupe mise sur sa connaissance du terrain, son réseau de succursales et sa capacité de financement pour offrir des services adaptés aux entreprises souhaitant s’implanter ou élargir leurs activités dans l’un ou l’autre marché.
Héritage culturel et liens historiques comme socle de la relation
Au-delà des chiffres, Alawuba a rappelé que la connexion culturelle – musique, football, diversité entrepreneuriale – constitue un terreau fertile pour la coopération économique. Il a notamment évoqué les communautés d’Aguda à Lagos, où l’architecture, la cuisine et les traditions brésiliennes subsistent depuis plusieurs générations, témoignant d’une influence afro‑brésilienne toujours vivante. Cette proximité culturelle, selon lui, renforce la confiance mutuelle et facilite les partenariats d’affaires.