Les sections de l'État d'Ogun du Young Progressives Party (YPP) et du BOOT Party ont formellement démenti avoir abandonné les poursuites judiciaires visant à contester l'éligibilité du sénateur Solomon Olamilekan Adeola pour le scrutin de 2027. Cette mise au point intervient après une communication officielle du camp du candidat affirmant que les recours en justice avaient été retirés, une déclaration que les plaignants qualifient de manœuvre de désinformation.
Une contestation judiciaire maintenue
Les présidents des deux formations politiques, Adeyemi Solomon Oluwaseyunmi (YPP) et Akerele Abiodun John (BOOT Party), ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la procédure. Ils soutiennent n'avoir jamais mandaté quiconque pour négocier ou clore ce dossier, qui porte sur des questions fondamentales liées à l'éligibilité constitutionnelle et à l'origine géographique du candidat. Pour les deux responsables, la validité d'un retrait de plainte doit être établie par les registres officiels du tribunal et non par des communiqués de presse politiques.
Dénonciation de pressions politiques
Au-delà du litige juridique, les plaignants ont exprimé leur vive inquiétude face à ce qu'ils considèrent comme une tentative d'intimidation. Ils ont appelé le président Bola Ahmed Tinubu, en sa qualité de leader du All Progressives Congress (APC), à intervenir pour faire cesser les pressions exercées sur les acteurs politiques locaux. Les deux responsables affirment avoir alerté les autorités sécuritaires concernant des manœuvres visant à compromettre leur action en justice sans leur consentement.
Le recours à l'arbitrage constitutionnel
Le cœur du différend repose sur la nécessité de clarifier les conditions d'éligibilité et de participation politique à travers les institutions judiciaires. Les dirigeants du YPP et du BOOT Party insistent sur le fait que leur démarche n'est pas motivée par une animosité personnelle envers le sénateur Adeola, mais par le respect des exigences constitutionnelles. Ils appellent l'ensemble des acteurs politiques de l'État d'Ogun à faire preuve de retenue et à laisser le processus judiciaire suivre son cours normal, réitérant leur confiance dans l'indépendance de la justice pour trancher ce litige électoral.